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Jean Blaise Gwet: « Monsieur le prĂ©sident, il est temps d’arrĂȘter de jouer au chat et Ă  la souris » avec les anglophones

Excellence Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, la tournure que prend le phĂ©nomĂšne dit de Crise Anglophone, est une situation qui nous dirige tous vers une impasse, vers une situation de terreur. Ce conteste social agitĂ© menace dĂ©sormais notre unitĂ© nationale et frise la guerre civile. Cet Ă©tat de fait installe petit Ă  petit un climat d’insĂ©curitĂ©, renforce la terreur et suscite la peur auprĂšs de nos concitoyens.

En ma qualitĂ© de PrĂ©sident National du MPCC (Mouvement Patriotique pour le changement du Cameroun) et Candidat Ă  la Prochaine Élection prĂ©sidentielle de 2018 dans notre pays, le devoir qui m’échoit est de vous interpeller sur la gravitĂ© de la situation. Excellence Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, le serment que vous avez prĂȘtĂ©, vous impose des obligations : Veiller sur la Nation, ProtĂ©ger chaque Citoyen camerounais oĂč qu’il soit sur le territoire national, quelle que soit son origine et quel que soit son lieu de rĂ©sidence. Vous avez prĂȘtĂ© serment de protĂ©ger les biens et les services de chaque Camerounais. Vous ĂȘtes de ce fait le garant de l’intĂ©gritĂ© du territoire national.

Dans l’attente, de trouver une solution pacifique, objectif qui me semble difficilement rĂ©alisable avant la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle de 2018, ma qualitĂ© de stratĂšge, Homme politique et analyste politique, me donne l’impression que cette crise, dite Crise Anglophone, est l’arbre qui cache la forĂȘt. OĂč voulez-vous laisser le Cameroun, Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, un jour? Si vous ne prenez pas des mesures idoines, urgentes et immĂ©diates, vous conduirez le Cameroun, si nous ne faisons pas attention vers le fĂ©dĂ©ralisme de fait Ă  10 États, au mieux un Cameroun qui se scindera en au moins Ă  3 États.

Ouvrir une brĂšche pour la partition d’une partie du Cameroun, reviendra forcement Ă  appliquer la mĂȘme rĂšgle au Grand Nord, ainsi, pourquoi pas demain un État aux Bassas? Un État aux BamilĂ©kĂ©s ? Pourquoi pas, des Etat aux autres rĂ©gions ?

Il est temps, Monsieur Le PrĂ©sident de la RĂ©publique d’arrĂȘter de jouer au chat et Ă  la souris. Par votre Mandat, le peuple camerounais vous a confiĂ© les clĂ©s de la Nation. ProtĂ©gez-la par tous les moyens.

Moi PrĂ©sident de la RĂ©publique, face Ă  une telle situation insurrectionnelle je prendrais immĂ©diatement des mesures de sĂ©curitĂ© d’ordre public quitte Ă  entraver quelques libertĂ©s constitutionnelles en l’occurrence :

1 – Je dĂ©clare l’État d’Urgence, l’État de siĂšge dans les zones troublĂ©es.

2 – ImmĂ©diatement, je mets en place un dispositif de couvre-feu dans les deux zones


3 – Quand le calme et l’ordre rĂšgneront seulement, je mettrai en place un cadre de vĂ©ritable dialogue pour une sortie de crise avec tous les acteurs impliquĂ©s.

Monsieur le PrĂ©sident de la RĂ©publique, l’unitĂ© nationale et la RĂ©publique du Cameroun, ne sont pas nĂ©gociables. Le Cameroun est Uni, indivisible et le restera. Tous les Camerounais sont fiers d’ĂȘtre camerounais, mais votre politique marginalise plus d’un citoyen qui ne se reconnait plus dans la RĂ©publique actuelle. En menant la dĂ©centralisation Ă  son terme et en la rendant effective, vous aurez amorcĂ© la rĂ©solution de bon nombre de handicaps que traĂźne la RĂ©publique et qui la dirige tout droit vers une guerre civile.

Les dirigeants du Cameroun passeront, le Cameroun restera.

Fait Ă  Douala le 25 septembre 2017

Jean Blaise Gwet

Président national du Mouvement patriotique pour Le changement du Cameroun (MPCC)

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