Personnalités › Jeunes talents

Jean Claude NAPANI, prix du meilleur reportage radio 2009 au Cameroun

A 27 ans, il bénéficie du respect de ses aînés journalistes

Jean Claude NAPANI est désormais l’un des noms qui comptent dans le paysage médiatique camerounais. Longtemps considéré à juste titre comme étant le virtuose de la nouvelle génération radio, voilà que Médiations presse Trophies Awards vient de le consacrer à l’échelle nationale. Comme sujet du concours, il a délibérément choisi de faire un reportage en enrobé de 2 minutes 22 secondes sur les « bayam sellam », vendeuses de plantain à Ngaoundéré au lieu dit « marché Belabo ». La cérémonie de récompense a eu lieu à Douala en mai dernier.

Né le 25 février 1982 à Yaoundé, Jean Claude NAPANI dans sa tendre enfance n’avait qu’un seul rêve, celui de devenir journaliste. Mon rêve, lorsque j’étais encore très jeune, était de travailler dans une grande chaîne de radio comme Africa N°1. Le journaliste parfait pour moi, c’était Charles Ndongo de la Crtv. J’ai beaucoup de respect pour lui, comme beaucoup d’autres journalistes d’ailleurs. Aujourd’hui encore, Jean Claude Napani poursuit un rêve auquel il attache du prix. Le jeune garçon de Sakdjé, dans le département du Mayo-Rey (région du Nord) qui ne pensait que micro, s’investit désormais de plains pieds dans le monde des médias. Celui qui, il y a à peine une décennie, considérait un studio de radio comme le lieu le plus inaccessible au monde la maîtrise de fond en comble désormais.

C’est que Najec (un mélange de Napani Jean Claude) s’est voulu très pragmatique. Ses enseignants du Lycée de Meiganga et de Tignère dans l’Adamaoua où il a résidé quelques temps avec ses parents le savaient très actif dans les clubs journaux des établissements. Une fois inscrit à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Ngaoundéré, c’est le déclic. Napani intègre l’équipe du club communication où il est très tôt respecté pour son talent, et surtout pour son ouverture d’esprit. Dès la deuxième année, il est promu Rédacteur en chef dans cette cellule de communication. Entre temps, c’est l’autre rêve de Napani Jean Claude qui se réalise. Longtemps il avait préservé l’envie d’être sur scène. C’est l’autre facette de mon amour pour le micro. Dès mon arrivée à Ngaoundéré, je suis entré dans des chorales spécialisées. On s’entrainait toutes les semaines à l’Eglise. C’est ce qui a fait que je sois dans le groupe de louange de ma congrégation, affirme-t-il, très fier de sa chrétienté.

Mais les années passent très vite, et Napani se performe à travers les séminaires de journalisme organisés par le Réseau des Journalistes du Septentrion (RJS), une branche de l’Union des journalistes du Cameroun. Il se souvient particulièrement de l’un d’entre eux qui l’aura particulièrement marqué. En septembre 2007, l’ambassade américaine nous a proposé un séminaire sur les fondamentaux du journalisme. A l’occasion, c’est un enseignant de journalisme à l’Université américaine de Paris, George Kazolias qui nous a formé et j’ai beaucoup appris. Et j’étais encore plus surpris lorsqu’il m’a avoué n’avoir jamais été dans une école de journalisme, confie-t-il. Mais le métier, même s’il est noble, ne nourrit pas son homme. Comme dans la plupart des pays du continent, Jean Claude est conscient de ce que le journaliste vit difficilement au Cameroun, contrairement aux pays de l’Occident. Ce problème est surtout perceptible dans le secteur privé, où même les journalistes formés à l’ESSTIC ne s’en sortent plus.

Jean Claude Napani
Journalducameroun.com)/n

L’administration est désormais la seule voie pour le juriste, qui, grâce à une maîtrise universitaire en droit privé, option transport, assurances, et commerce international s’essaie aux concours administratifs. Le passage est difficile pour le jeune homme, dans un contexte où il n’est plus difficile de voir plus de 1000 candidats pour une dizaine de places. Jean Claude Napani se refuse au chômage, très présent dans le milieu des jeunes, et se spécialise dans la communication. A son actif, de nombreux évènements culturels, des promotions d’entreprises de la région, mais aussi le montage des projets, comme celui rédigé brillamment lors de son stage au centre régional de la professionnalisation agropastorale (CRPA GIE).
Côté communication, c’est la confirmation : correspondant pour radio campus de l’Université de Yaoundé II, collaborateur à Radio Sawtu Linjiila de Ngaoundéré où il fait déjà office de Directeur de l’Information, coordonateur adjoint du RJS pour l’Adamaoua, etc. A la mi-janvier 2009, il est sollicité pour collaborer au quotidien camerounais La Nouvelle Expression. A 27 ans, Napani Jean Claude rêve du global English, et poursuit des cours au Laboratoire d’anglais de l’Université de Ngaoundéré. Si aujourd’hui l’anglais nous ouvre les portes d’une bonne formation à l’étranger, mon souhait est de servir en qualité de correspondant d’une grande chaîne de radio ou de télévision. On va toujours essayer, conclut-t-il.

Jean Claude Napani
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