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 »Jeunesse et consolidation des 50 ans d’indépendance du Cameroun »

C’est sous ce thème que se célèbre la 44e édition de la fête nationale de la jeunesse. Décryptage !

Pour rester dans l’ère du temps et sacrifier à la tradition de la célébration des 50 années d’indépendance du Cameroun, il n y avait pas meilleur thème que celui-là pour commémorer la 44e édition de la fête nationale de la jeunesse. Cette jeunesse que l’on dit être le fer de lance de la nation, mieux la tranche d’âge sur laquelle repose l’avenir et l’espoir.

Pour replacer cette thématique dans son contexte, il s’agit de responsabiliser cette jeunesse. Pour lui permettre de prendre la relève, certaines initiatives louables ont d’ores et déjà été mises sur pied par les pouvoirs publics, même si beaucoup reste encore à faire. Gratuité de l’école primaire, contractualisation de 13 0000 instituteurs qualifiés, professionnalisation des enseignements dans nos universités grâce au système LMD pour rendre palpable le diptyque formation-emploi. Pour une meilleure insertion des jeunes dans le monde de l’emploi, des structures de facilitation ont également été crées : le PIASI, le FNE, le PAJER-U et tout récemment encore le conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) avec comme membres, des délégués venus de toutes les régions du pays, preuve que même la jeunesse rurale n’a pas été oubliée.

Toutes choses qui devraient constituer pour la jeunesse des armes majeures à même de leur permettre de consolider, mieux de préserver les réalisations faites au Cameroun depuis 50 ans. Il en est ainsi de la paix si chèrement acquise au prix du sang des martyrs, une denrée rare qui fait du Cameroun un véritable havre de paix et une nation enviable et enviée en Afrique centrale. Mais que n’a-t-on pas vu en février 2008 où des ennemis de la paix et des forces tapis dans l’ombre ont voulu instrumentaliser cette jeunesse pour saccager et piller le patrimoine national ? En 50 ans d’indépendance et en 44 années de célébration de la fête de la jeunesse, l’on a pu constater le lot quotidien que les jeunes observent chez les aînés : Détournement, absentéisme, corruption. entre autres. Pour renverser la tendance, la jeunesse a besoin d’être mieux encadrée. Sinon, que pourrait bien faire une jeunesse en proie au chômage qui se livre à la drogue, à la dépravation des m urs et aux excès de toutes sortes ? Quel avenir pour une jeunesse qui ne respecte ni les aînés, ni le patrimoine de la nation et encore moins les emblèmes et autres symboles de l’État?

Autant la situation semble délétère autant les dégâts et les pertes du aux mouvements sociaux restent imprimés dans les mémoires et serviront de leçon pour l’avenir. Un avenir où l’on projette ses cinquante prochaines années sans y croire véritablement. Que l’on soit âgé de 44 ans ou de 50 ans, l’avenir se dit au travers des enfants et des résultats de vos actes. 50 ans d’indépendance pour l’État du Cameroun et 44 ans de célébration de la fête nationale de la jeunesse, ce sont des âges de maturité. Surtout en cette année 2010 consacrée année de la jeunesse par les Nations Unies. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait.

Ils sont jeunes
Journalducameroun.com)/n


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