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Jeunesse et professionnalisme Etatique: Mon message au président de la république

Par Richard Gatchoko, Ecrivain camerounais, activiste social

Excellence Monsieur le président de la République,
IL y’a de cela quelques mois, j’ai essayé à travers une série d’article : « Jeunesse et conscience électorale » d’informer la jeunesse camerounaise non seulement sur les enjeux des élections dans notre pays mais aussi des biens fondés qu’un jeune peut tirer d’un tel processus en s’exprimant librement et en toute transparence. Des messages d’ailleurs significatifs qui mettaient en exergue les fondements d’une société basée sur l’expression de la volonté générale. Vu le comportement adopté par cette jeunesse en dehors des de quelques brebis galeux, nous sommes fiers de notre sens de responsabilité avant, pendant et après le scrutin dernier qui a vu votre réélection à tête de notre pays pour un autre septennat. Nous osons croire, nous osons Monsieur le président espérer que le Lion de la jeunesse rugira, que les forêts trembleront pour le bien de la nation toute entière. Le peuple camerounais et en particulier la jeunesse se mobilise pour donner un visage positif et lumineux à l’Afrique en miniature afin de sauver cette dernière du naufrage qui se dessine.

Le mandat de la Jeunesse, Le virage de la reconnaissance
Monsieur le président, le virage actuel est celui de tous les dangers, c’est le virage de la jeunesse, c’est selon moi le virage durant lequel le jeune camerounais ignoré par votre politique depuis près de 30 ans trouvera une lueur d’espoir le permettant de s’inscrire dans la gestion Professionnelle et administrative de notre pays. Vous n’avez de cesse qualifié la jeunesse de « fer de lance de la nation » une si belle casquette qui depuis plus d’une dizaine d’années nous galvanise d’espoir. Mais il est aussi gênant de constater que nous mourrons sans avoir saisi la définition de ce slogan, que nous partons souvent sans toutefois saisi le bout de fer. De par mon analyse, je vous prie de bien vouloir peser de tout votre poids, qu’en plus de la mise sur pieds des institutions constitutionnellement énumérées, que la professionnalisation étatique de la jeunesse occupe un point essentiel dans votre programme politique.

Il est tant que l’Homme Lion rugisse
J’ai suivi avec rigueur votre discours lors du congrès de votre parti le RDPC (rassemblement démocratique du peuple camerounais) et c’est aussi avec beaucoup d’attention que j’ai noté votre volonté de mettre fin à la gérontocratie en insérant massivement la jeunesse dans le mécanisme étatique. Que cela demeure et que son applicabilité ne se limite pas à la seule jeunesse de votre parti.
Le Cameroun est de nos jours bel et bien en retard par rapport à d’autres nations qui ont su mettre sur pied des nouvelles technologiques facilitants ainsi le service public et sécurisant sous d’autres angles les finances publiques. Des milliers de jeune camerounais résident à L’intérieur comme á l’extérieur du pays dégagent des compétences remarquables dont nous avons nécessairement besoin pour assurer notre développement. Il suffit de leur donner l’opportunité de mettre en exergue leur savoir au profit du Cameroun, au profit du peuple. Il est tant que l’Homme Lion rugisse.

Il est temps Excellence, de prendre conscience des drames que la jeunesse peut subir dans un futur proche à cause de sa marginalisation et l’instinct tribal qui se dessinent

À l’heure où nous sommes, Nous avons compris qu’un changement positif peut intervenir dans la continuité, les jeunes ont pris actes des notions de civisme, de la paix et sans doute des biens fondé de l’Etat en temps de paix. Cependant ces jeunes sont tous inquiet de l’avenir de leur pays et surtout de la place à leur accorder par le pouvoir depuis plus d’une trentaine d’année. On dénonce une marginalisation de la jeunesse et une implication forte d’une seule génération dans le mécanisme gestionel de l’Etat camerounais, une génération d’ailleurs vieillissante. Les mêmes noms y reviennent plusieurs fois, comme si le Cameroun était un royaume. Il est temps Excellence, de prendre conscience des drames que la jeunesse dans un futur proche à cause de sa marginalisation et l’instinct tribal qui montent d’un clan peut subir. Il faut alors mettre tout en uvre pour refuser voire empêcher ce que tout le monde voit et réfute sans ambages. Dans le même sens, voici venu le mandat de la vérité, le mandat de la prise de conscience générale, le mandat de la jeunesse, celui qui nous familiarisera avec le mécanisme étatique ou mieux encore celui qui permettra à la jeunesse d’assumer pleinement son rôle de « fer de lance de la nation » qu’on lui reconnait.

Richard Gatchoko


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