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Jeux du Commonwealth 2018 : un athlète camerounais « disparu » réapparaît sur les réseaux sociaux

Un mois après avoir quitté clandestinement le village des Jeux du Commonwealth à Gold Coast en Australie, Simplice Fotsala a posté des photos sur son compte Facebook. L’athlète se porte visiblement bien.

Le boxeur Simplice Fotsala, l’un des huit athlètes camerounais ayant déserté lors des derniers jeux du Commonwealth en Australie, se porte bien. C’est du moins l’impression que l’on a en observant les photos que celui-ci a récemment posté sur son compte Facebook.

Sur l’une de ces photos, on aperçoit l’ancien représentant du Cameroun aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro dans une rue, vraisemblablement située dans la ville de Melbourne. Les pouces levés, sourire aux lèvres, l’athlète pose à côté d’un train indiquant la destination de Morang, au nord-est de Melbourne.

Ce qui attire l’attention, ce sont les commentaires des autres abonnés du réseau social, qui semblent encourager la « fugue » de ce sportif. « Cool mon pote, très bien joué», « Bravo mon frère», « Hoooooo, du courage l’australien», sont entre autres messages que l’on pouvait lire en dessous de la publication.

Il y a quelques semaines, le ministre australien de l’Intérieur, Peter Dutton a prescrit aux athlètes fuyards de prendre contact avec les autorités dès que possible, au risque de tomber dans l’illégalité et de se faire expulser dès leur arrestation.

Quelques jours après cette déclaration, le Daily Telegraph, un quotidien australien, a révélé que certains des athlètes camerounais disparus ont contacté le Service de conseil et de suivi des réfugiés (RACS) à Randwick, Sydney, où ils ont déposé des demandes de visa de protection.

En rappel huit athlètes camerounais avaient déserté lors des derniers Jeux du Commonwealth en Australie. Il s’agit de Simplice Fotsala, des boxeurs Arsène Fokou Fosso, Christian Ndzie Tsoye, Christelle Ndiang et Ulrich Rodrigue Yombo, et des haltérophiles Archangeline Fouodji Sonkbou, Petit David Minkoumba et Olivier Heracles Matam Matam.

 

 

 

 

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