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JO de Londres: L’Afrique en perte de vitesse

Avec 34 médailles remportées à Londres, les sportifs africains ont été moins performants qu’à Beijing, où ils avaient récolté 40 lauriers

Le bilan des délégations africaines lors des 25èmes olympiades des temps modernes est plutôt mitigé. Trente-quatre médailles, dont onze en or, c’est la moisson des délégations africaines aux JO 2012. C’est mieux qu’à Sydney en 2000 et à Athènes en 2004 mais moins bien qu’aux JO 2008 de Pékin. Si les pays d’Afrique de l’Ouest repartent de Londres avec un zéro pointé, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie et le Kenya ont répondu présent durant ces JO 2012. Les révélations africaines sont venues de Chad le Clos (Afrique du Sud), médaille d’or au 200m papillon ; Taoufik Makhloufi (Algérie) médaille d’or sur 1 500 mètres, Anthony Obame (Gabon) médaille d’argent en taekwondo ; Alaaeldin Abouelkassem, médaille d’argent au fleuret, en escrime. Mais la vraie vedette africaine est venue de Tunisie, il s’appelle Oussama Mellouli. Médaillé d’or sur 1500 m en 2008, le Tunisien a dû se contenter du bronze à Londres sur la même distance. Mellouli s’est ensuite vengé avec l’or sur le 10km, devenant le premier nageur sacré champion olympique en bassin et en eau libre. Le kenyan David Rudisha a démontré qu’il est le nouveau roi du 800m. L’ougandais Stephen Kiprotich a crée la sensation en remportant l’épreuve de marathon. Sur la distance des 5000 mètres, l’éthiopienne Meseret Defar a reconquis son titre perdu en 2008 à Beijing.

Mais de manière générale, ils y a plus de déceptions, parmi lesquelles, on peut citer : Murielle Ahouré. L’ivoirienne justement, fait partie des déceptions de ces JO 2012. Elle représentait un réel espoir pour son pays et le continent tout comme la gabonaise Ruddy Zang-Milama sur 100m, la botswanaise Amantle Montsho, championne du monde du 400m mais 4e de la finale, et la nigériane multi-talents, Blessing Okagbare. Autre déconvenue, la nageuse Kirsty Coventry repart de Londres sans aucun podium. Un comble pour la zimbabwéenne qui avait gagné quatre médailles à Pékin et trois à Athènes. En effet, les délégations venues d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale n’ont pas fait d’étincelles durant ces JO 2012 avec deux médailles gagnées.

Enfin, il faut souligner la réussite de l’Afrique du Sud qui est redevenue la nation africaine la mieux classée pour la première fois depuis Atlanta 1996. Avec six médailles dont trois en or, la délégation sud-africaine a fini à la 24e place. Surtout, l’Afrique du Sud a offert une belle image en désignant l’athlète Caster Semenya porte-drapeau et en emmenant le sprinteur Oscar Pistorius, amputé des deux jambes, à Londres. Les Sud-Africains ont ainsi rappelé que les Jeux sont autant censés être une grande manifestation sportive qu’une invitation à la tolérance. Les déceptions ont malheureusement été plus nombreuses que les révélations à ces JO de Londres. L’Afrique peut tout de même, en attendant, se consoler avec les médaillés de ses diasporas, sélectionnés dans des délégations extracontinentales.

La note la plus triste de ces JO est malheureusement venue de l’Afrique, à cause de la fuite de certains de ses sportifs et encadreurs. Après les sept camerounais qui se sont enfuis, l’on a appris des ondes de RFI ce matin mardi 14 août qu’un judoka et trois entraîneurs de la République démocratique du Congo qui participaient aux Jeux olympiques ont disparu à Londres. Brou Kouassi Franck et Touré Assita, deux nageurs ivoiriens présents aux JO de Londres 2012, ont également pris la poudre d’escampette.

L’Afrique aux Jeux Olympiques depuis vingt ans
Journalducameroun.com)/n



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