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Joshua Osih : « Nous n’avons jamais dit qu’il fallait boycotter le 20 mai »

Joshua Osih, député Sdf. ©Droits réservés

Pour le député Sdf, le message du chairman a été mal compris par les médias et par l’opinion

A quelques jours de la fête de l’Unité du Cameroun, le Social democratic front (Sdf) fait parler de lui. En effet, en début de semaine, John Fru Ndi, le chairman du principal parti de l’opposition camerounaise a signé une note à l’attention de ses militants pour leur signifier que leur formation politique ne célèbrerait pas la fête de l’Unité cette année.

L’opposant justifiait cette position par l’inertie de Paul Biya, le président de la République, et la mal-gouvernance, notamment dans la gestion de la crise anglophone qui paralyse les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest depuis six mois. L’information a aussitôt été reprise par les médias qui ont parlé de « boycott » du Sdf. Par exemple, à sa Une du mercredi 10 mai, le quotidien Cameroon tribune a titré« Appel au boycott du 20 mai : la curieuse option du Sdf ».

Une manière de présenter l’information qui pose problème au député Joshua Osih, vice-président du Sdf. Contacté par Journalducameroun.com, le parlementaire réagit : « Nous avons dit que nous ne pouvons pas nous permettre de participer aux célébrations du 20 mai ainsi qu’aux célébrations du 26 mai, 27ème anniversaire du Sdf. Nous n’avons jamais dit qu’il fallait boycotter, encore moins appelé au boycott. Donc, c’est vraiment très loin de ce que nous avons dit ».

Le député explique : « Boycotter ça veut dire qu’on essaie de punir la fête. Nous ne disons pas qu’il faut boycotter. Nous ne boycottons même pas, nous disons qu’on ne célèbre pas. C’est comme le 20 mai 1984. L’Unc avait fait exactement la même chose. A l’époque, les militants n’avaient pas célébré le 20 mai après le coup d’état. Donc nous ne célébrons pas, ça ne veut pas dire boycotter, ça veut dire qu’on est contre».

« Nous passerons. Le Cameroun restera »

Pour conclure, Joshua Osih considère que le Sdf n’est pas dans la logique du boycott. « Nous disons simplement que nous ne pouvons pas nous permettre d’’aller célébrer pendant qu’on n’a pas réglé les problèmes de fond de la nation, c’est-à-dire qu’il y a la moitié des élèves de ce pays qui ne savent pas s’ils auront les examens après le 20 mai. Ils ont passé une année blanche pratiquement. On a la moitié de ce pays qui n’aura pas de célébration digne de ce nom. On a des gens qui sont en prison tout simplement parce qu’ils voulaient améliorer ce pays. Pour toutes ces raisons nous disons que nous n’avons rien à célébrer », conclut Joshua Osih.

La consigne de John Fru Ndi à ses militants avait suscité de nombreuses réactions notamment au sein du Rdpc, le parti au pouvoir. « Libre à un parti de boycotter la fête nationale et d’assurer son choix. D’autres partis défileront. Et ils seront fort nombreux. Souvenons-nous de la célèbre sentence du président Paul Biya : « Nous passerons. Le Cameroun restera », avait réagi Jacques Fame Ndongo, militant du parti des flammes dans les colonnes de Cameroon tribune du même mercredi 10 mai.


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