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Journée mondiale de l’eau: Une association dénonce

Elle rappelle qu’à l’occasion de la célébration de cet évènement, des millions de Camerounais n’ont toujours pas accès à l’eau potable

Dans un communiqué, le Réseau des associations de consomateurs d’énergie a attiré l’attention du public sur le paradoxe que représente le Cameroun, en matière d’accès à l’eau potable. Malgré les reformes structurelles intervenues dans le secteur et les promesses mirobolantes des pouvoirs publics de lendemains enchanteurs, le calvaire des consommateurs se poursuit allègrement. L’adoption et la publication le 27 Décembre 2010 d’un Règlement du service affirmé de distribution publique d’eau potable dans les centres urbains et périurbains, obtenu de haute lutte par les associations de consommateurs, n’a rien changé à cette pénible situation, peut-on lire en substance. L’association pointe du doigt une privatisation du secteur peu pertinente et une gestion catastrophique des ressources financières disponibles. Nous rappelons que la privatisation de la SNEC (Société Nationale des Eaux du Cameroun) a abouti le 31 Décembre 2005 à la création d’une société de patrimoine à capitaux publics, la CAMWATER (Cameroon Water Utilities Corporation) et à la naissance d’une entité privée affirmée créée en 2008 chargée de l’exploitation, la CDE (Camerounaise Des Eaux), filiale du groupe marocain ONEP. En dépit de la savante répartition des rôles entre ces deux entités et les centaines de milliards de FCFA de fonds publics investis depuis quatre ans, l’eau reste rare et coûte toujours plus chère au Cameroun. En fait, cette réforme, dictée par les bailleurs de fonds internationaux (FMI et la Banque mondiale), sensée régler définitivement le problème du déficit en eau potable dans notre pays, ne profite qu’à quelques sous-traitants de la CAMWATER et au fermier marocain, poursuit le communiqué.

Sur le terrain la situation est moins tendre. Yaoundé la capitale est sujette à un rationnement et dans certains quartiers, l’eau n’arrive jamais ou arrive tard dans la nuit. Le gouvernement à grands coups d’actions médiatiques a annoncé la construction de points d’eau et planche pour des solutions qui inteviendront d’ici trois années. Une situation que corrobore les statistiques disponibles et que ne vomprennent pas les observateurs. Selon une comparaison des chiffres aquastat, le Cameroun possède plus d’eau que la France (285 kilomètres cubes contre 211) et trois fois moins d’habitants. Pourtant l’accès permanent à l’eau potable dans ce pays et proche des 100%. Les cerveaux les plus simples s’interogent sur le sérieux du gouvernement. Ils promettent des solutions relativement à l’eau comme s’ils iraient la chercher au ciel. On parle quand même d’un pays dont les 52 départements portent le noms d’un fleuve. Rien que la région du Centre possède jusqu’à deux fleuves parmi les plus puissant du pays (la Sanaga et le Nyong et So’o). Cela reste tout de même incroyable qu’on nous parle de capacité disponible et capacité forunie, fait comprendre Eric N. un fonctionnaire de Yaoundé, dont le quartier est sans eau depuis une semaine déjà. Autre paradoxe relevé c’est celui du prix de l’eau, entre 271 et 385 FCFA le mètre cube, alors que le potentiel permet à chaque camerounais de disposer de 14 000 mètres cubes par an, soit 17 millions de litres d’eau. De nombreusses personnes exigent aujourd’hui du gouvernement que cette question d’eau soit reglée, non pas seulement en projet, mais de manière concrète. En 2010 une épidemie de choléra avait fait près de 600 morts sur l’ensemble du territoire. De nombreuses organisations non-gouvernementales avaient pointé du doigt le non-accès à l’eau potable.


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