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Journée Mondiale de l’enfant Africain 2013: Quel enfant pour l’Afrique ?

Le monde a célébré ce 16 juin 2013, la 25ème édition de la journée de l’enfant africain

Créée par l’Organisation de l’Unité Africaine en 1991, la Journée Internationale de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto en Afrique du Sud en 1976 par le régime de l’apartheid. Cette journée a pris corps après la marche de centaines des milliers d’écoliers noirs qui étaient descendus dans les rues pour réclamer leurs droits. Mais la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui date de 1989, donne une orientation nouvelle à cette journée aux enjeux historiques importants. Il s’agit de reconnaître aux enfants des droits dans quatre domaines différents : le droit à la vie et à la survie, le droit au développement, le droit à la protection, le droit à la participation. Le thème de cette 25ème édition est axé sur L’élimination des pratiques sociales et culturelles néfastes à l’enfant : notre responsabilité collective. L’objectif de cette thématique est de soustraire les enfants aux brimades au nom de la culture avec l’exemple des mariages précoces, le travail forcé et les excisions très récurrents sur le continent noir. Un continent où la situation de l’enfant reste très précaire cinquante ans après les indépendances. Malgré les efforts consentis par plusieurs gouvernements africains et aussi les organismes internationaux pour booster l’équilibre entre le développement de l’enfant et celui de la société, on note encore quelques brebis galeuses dans ce mouvement. Les naissances ne sont pas planifiées, beaucoup d’enfants viennent au monde par nécessité sociale et non par conviction matrimoniale. Ceci occasionne systématiquement un rejet social de ce dernier. Ainsi retrouve-t-on les enfants de la rue par nombre croissant chaque année. Pourtant, la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant a été adoptée en juillet 1990 lors de la 26e Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) oriente sa politique sur une enfance équilibrée basée sur le respect des droits prévus pour l’enfant par les Nations-Unies.

C’est pourquoi, la commission de l’Union africaine rappelle aux Etats membres de lui faire parvenir leurs rapports sur les activités menées dans le cadre de la célébration de la journée de l’enfant africain. Ces rapports constituent d’importants moyens pour échanger les expériences en matière de valorisation et du respect des droits de l’enfant dans ces Etats, tels qu’énoncés dans la Charte africaine. Au Cameroun, le manque d’appui et d’une politique de la protection de l’enfance favorise la traite des enfants, le phénomène permanent de l’enfant de la rue, et d’enrôlement des enfants dans diverses situations. L’automédication, la malnutrition, la déperdition scolaire, la consommation des stupéfiants sont des phénomènes qui caractérisent la vie de plusieurs enfants.

D’après le rapport de l’Organisation internationale du travail bureau Afrique Centrale, 5100 enfants sont victimes du travail forcé au Cameroun. Une situation préoccupante qui interpelle l’action gouvernementale. La mise sur pied des structures d’encadrement des enfants telles que les centres d’animation fonctionnels, les bibliothèques pour enfant, les parcs et bien d’autres pourrait, peut-être, remédier à cette situation. Les naissances précoces sont également des cas à enrayer de la scène sociale camerounaise. Le 16 juin est donc une occasion idoine pour réfléchir sur l’avenir du pays car une bonne enfance assure forcément un bon avenir.

Image d’illustration
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