Personnalités › Jeunes talents

Jules Jaurel Périclès Tamegue : « L’humanitaire c’est mon champ de bataille »

Etudiant en sciences politiques, le chargé des relations publiques du comité local de Yaoundé V veut créer un site Internet pour faciliter l’aide aux nécessiteux au Cameroun.

Le site va s’appeler www.besoind’aide.com. Il permettra de véhiculer des informations sur la santé, l’écotourisme. le volet humanitaire aura une banque de données sur les orphelinats par exemple, ce qui permettra aux donateurs d’accéder directement aux nécessiteux. La rubrique religion permettra d’aider ceux qui souffrent dans leurs esprits.
Jules Jaurel Périclès Tamegue

L’éloquence avec laquelle Jules Jaurel Périclès Tamegue parle de son projet permet de comprendre combien il y croit. Nous avons pu l’intercepter vers Texaco Omnisports le weekend dernier alors qu’il s’apprêtait à rentrer dans sa mini cité à Soa, après avoir participé à une réunion au siège national de la Croix rouge camerounaise. « Le problème crucial à la Croix Rouge comme ailleurs de nos jours, c’est les fonds. Il y a de plus en plus des gens qui ont besoin du minimum. A travers ce site, l’on pourra recevoir de l’aide en provenance même de l’extérieur pour aider des populations même jusque dans les zones désenclavées », ajoute le prodige de l’Internet. Derrière ses lunettes surgit un regard qui laisse transparaître le sérieux de son propos. En effet, Jules aimerait consacrer son existence au service de ses semblables et ne le cache point: « Mon idéal c’est de finir ma vie dans l’humanitaire. Et c’est dans ce souci que j’ai lancé le projet du site. Et c’est avec l’aide de tous que je le ferai. Mon idéal est de mettre les gens en relation ».

Ses débuts dans l’humanitaire, Jules les fait il y a quelques mois: « j’avais effectué un stage au comité local de la Croix Rouge de Yaoundé V à l’issue duquel j’ai obtenu un diplôme. Et durant le stage, je m’étais distingué par la pertinence de mes questions qui prouvaient mon intérêt pour l’humanitaire. C’est pourquoi après, on m’a proposé de venir renforcer l’équipe technique de ce comité. Et j’ai accepté « , se souvient-il. Un objectif qu’il visait depuis l’enfance: Alors qu’il est alors âgé de 7 ans, il dit à son père dont il est le premier fils qu’il veut faire carrière dans la diplomatie. Celui-ci lui présente alors les difficultés d’une telle carrière. Mais il ne se décourage pas pour autant. Après son Cepe obtenu à Douala, il obtient le Bepc et retourne à douala où il empoche son Baccalauréat en 2006. C’est alors qu’il effectue un stage de montage et programmation à la radio Nostalgie. Puis il pose ses valises à Soa et s’inscrit en sciences politiques à l’université où il fait deuxième année aujourd’hui. Parallèlement à ses études, il entreprend des formations en animation jeunesse et en pair éducateur. C’est le début de sa quête du prochain. « J’ai d’abords fait une introspection… J’ai découvert ma propension à aider mon prochain. Par ce qu’il faut se connaitre. Ce n’est pas facile; on est souvent taxé de népotiste et autres. J’aime écouter les autres. Et un humanitaire doit aimer le faire. Ce n’est pas pour rien que dieu nous a donné deux oreilles et une seule bouche », observe t-il.

Une carrière jonchée d’embûches
Au regard de son expérience après trois mois de volontariat, Jules se dit fier : »j’ai amené certains jeunes à une prise de conscience. J’ai aussi écouté avec le plus grand bien les conseils avisés des grands frères, leurs expériences de vie m’édifient chaque jour. Je suis aussi allé dans les établissements où j’ai rassemblé des panels d’élèves au sein des clubs croix rouge. » Parmi les difficultés qui minent la vie d’un humanitaire au Cameroun, Jules parle de la précarité: « l’humanitaire ne nourrit pas son homme. Lors de chaque opération, les volontaires reçoivent essentiellement des sandwichs et menus coupe-faim pour les motiver. Mais tout concourt au bien de celui qui croit en Dieu. C’est pourquoi faire dans l’humanitaire ne saurait être une opération suicide, mais simplement une opération de secours, même si c’est parfois au péril de notre vie » révèle le fervent admirateur du mahatma Gandhi. Plus que jamais, selon ses dires, les camerounais ont besoin des humanitaires. « A cause de la conjoncture économique, l’on est tellement à bout qu’on peut frapper sur quelqu’un. Notre colère maîtrisée, peut se muer en une force capable de soulever des montagnes. Et ce qu’on ignore, c’est que l’humanitaire c’est le centre des activités du monde. L’homme est au centre de tout. Et on ne peut pas prospérer si l’on n’est pas humanitaire, et je veux en faire mon champ de bataille », précise le très charismatique Jules.

Jules Jaurel Périclès Tamegue
Journalducameroun.com)/n
L’humanitaire ne nourrit pas son homme. Lors de chaque opération, les volontaires reçoivent essentiellement des sandwichs et menus coupe-faim pour les motiver. Mais tout concourt au bien de celui qui croit en Dieu. C’est pourquoi faire dans l’humanitaire ne saurait être une opération suicide, mais simplement une opération de secours, même si c’est parfois au péril de notre vie.
Jules Jaurel Périclès Tamegue

Dans sa mini cité dont il est le président, il est presque adulé comme un peu partout ailleurs. Son sérieux suscite la confiance de son entourage qui lui confie sans ambages des tâches et des postes. Le secret d’une telle réussite est à trouver dans son éducation certes, mais aussi peut être dans son coté jardin. « J’ai une amie que j’aime beaucoup. C’est elle qui me réconforte dans mes moments difficiles. Il y a trop de pression, il faut écouter les autres avec attention. c’est clair qu’avec tout cela, on doit avoir une stabilité sur le coté sentimental ».
Le sport constitue aussi l’une de ses sources d’énergie. Tous les matins, il fait sa séance de footing et d’abdominaux. Et il ne manque pas d’écouter la musique, surtout de la soul ou des artistes comme Richard Bona. Car « la vie active nécessite l’entretien musical et sportif ».

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut