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Kenya: L’aéroport de Nairobi ravagé par un incendie

Un gigantesque incendie a ravagé ce mercredi l’aéroport international de Nairobi, contraignant les compagnies aériennes à annuler ou dérouter tous leurs vols

Un gigantesque incendie a ravagé mercredi l’aéroport international de Nairobi, sans qu’aucune victime ne soit à ce stade déplorée mais contraignant les compagnies aériennes à annuler ou dérouter tous leurs vols. L’impressionnant incendie, qui a commencé au lever du jour, était maîtrisé à 10h00 locales (07h00 GMT), selon le centre kényan de gestion des catastrophe. Mais pendant plusieurs heures, des flammes géantes et d’énormes nuages de fumée se sont élevés dans le ciel. Selon des témoins, des parties entières de l’aéroport se sont effondrées. Aucune victime n’était signalée à ce stade. Le patron de Kenya Airways, Titus Naikuni, a simplement indiqué qu’un employé de la compagnie aérienne et un passager, victimes de l’inhalation de fumées toxiques, avaient été transférés à l’hôpital mais ne semblaient pas en danger.
Des vols prévus sur Nairobi ont été déroutés sur d’autres aéroports, dont celui de Mombasa, la grande ville côtière kényane sur l’Océan Indien. La compagnie aérienne Kenya Airways a annoncé l’annulation, pour une période indéterminée, de tous ses vols, à l’exception de cinq d’entre eux, déroutés sur Mombasa. Des dizaines de milliers de passagers risquent d’être affectés par la fermeture de l’un des principaux hubs aériens d’Afrique.

L’aéroport JKIA assure de nombreux vols domestiques, mais dessert aussi de nombreuses capitales africaines et plusieurs destinations européennes, asiatiques et du Moyen-Orient. Selon une source régionale de l’aviation civile, JKIA a vu l’an dernier passer 6,2 millions de passagers. Le mois d’août est particulièrement chargé: les touristes occidentaux en vacances d’été, friands des parcs animaliers kényans et de ses côtes de sable blanc, y affluent alors. « Nous transférons les passagers dans des hôtels, mais ce n’est pas facile, » a affirmé une hôtesse de l’air de Kenya Airways. « La plupart sont pleins, parce que la haute saison vient de commencer. »

Tôt mercredi, le président kényan, Uhuru Kenyatta, dont le père, premier président du Kenya, a donné son nom à l’aéroport international, s’est rendu sur les lieux de la catastrophe pour évaluer l’ampleur des dégâts. Un responsable du ministère kényan de l’Intérieur, Mutea Iringo a affirmé que les secteurs arrivées et immigration de l’aéroport avaient été « détruits ». « Il s’agit d’une crise majeure », a encore déclaré un haut responsable des Transports, Michael Kamau. « C’est le chaos dans tout l’aéroport, » a raconté Sylvia Amondi, venue attendre un visiteur à JKIA. « On ne nous a pas dit quelle était la cause de l’incendie, mais il y a de la suie partout, » a-t-elle poursuivi, ajoutant que le toit des arrivées internationales s’était « effondré ». « Les restaurants et magasins ont été rasés, » a-t-elle ajouté. « La brigade des pompiers de l’aéroport est intervenue rapidement, mais il n’y avait pas assez de personnel, » a-t-elle ajouté. « L’armée et des policiers sont arrivés avec des seaux pour éteindre manuellement le feu. » Tôt dans la matinée, le ministère de l’Intérieur a dû lancer un appel aux automobilistes pour qu’ils laissent la voie libre aux secours, alors que les pompiers se mettaient à manquer dangereusement d’eau. Les routes accédant à l’aéroport ont même ensuite été fermées pour laisser l’entière priorité aux secours.

L’aéroport de Nairobi est desservi par une voie express qui relie la capitale kényane à l’important port de Mombasa. L’axe est régulièrement en proie à de massifs embouteillages. Deux jours avant cet incendie majeur, l’activité de l’aéroport avait déjà été sérieusement perturbée suite à des problèmes d’approvisionnement en kérosène. L’origine du feu n’a pas encore été déterminée. L’incendie est intervenu 15 ans jour pour jour après la double attaque contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie voisine. Ces attentats, perpétrés par Al-Qaïda, avaient fait 224 morts. Rien n’indiquait cependant à ce stade que l’incendie survenu mercredi à JKIA pourrait être d’origine criminelle.

L’aéroport de Nairobi est paralysé par un énorme incendie

AFP )/n

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