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La capitulation morale et politique au Cameroun

Par Vincent Sosthène Fouda

Non je ne ferai plus de tribunes, j’ouvre seulement de grands yeux devant la capitulation politique et morale dans mon pays. C’est une invite au néant! Quand je pense au Cameroun de mes parents, Basile-Juléat Fouda, Marcien Towa, Vroumsia Tchinaye, oui, beaucoup doivent se retourner dans leur tombe! J’étais enfant, mais combien j’étais content d’assister à ces échanges qui, quoi qu’on en dise aujourd’hui, ont bâti le Cameroun que nous assassinons aujourd’hui.

Le sentiment d’impuissance dans lequel est maintenu le Cameroun est effarant! Il est cependant le résultat du marasme dans lequel nous sommes tombés, par simple soumission à la bêtise et à la paresse intellectuelles.

Quand je dis « Unissons-nous », je vois les égoïsmes, le « mauvais c ur », le « mauvais il » pour employer des camerounismes s’illuminer et appeler au meurtre de l’union. Oui, quand je dis « unissons-nous », j’appelle à restaurer la République parce que je crois qu’elle existe au moins dans ses fondations, j’appelle à une Nation et non au triomphe des individualismes, j’appelle à la construction d’une démocratie et/ou à son instauration.

« Unissons-nous » pour être capables de construire au quotidien une Nation qui n’est ni de gauche, ni de droite ni du centre, pour construire une économie capable de générer des emplois, une république où la consommation est d’abord la production. Oui, « Unissons-nous » pour, justement, ouvrir une ère où il est possible, et même banal, d’espérer en l’avenir et de voir ses enfants mieux vivre que soi-même.

Le Cameroun doit survivre à ce jeu malsain! De ce lit pervers doit naître un peuple!

Nous devons nous inspirer de ce que nous avons de plus cher dans notre histoire, nos résistants qui ont permis que nous soyons encore debout aujourd’hui. Nous avons fait des concessions, mais nous existons et nous devons survivre à ce bal macabre des égoïsmes.

C’est à nous de nous unir pour faire revivre ce Cameroun que nous aimons et dont on veut nous rendre orphelins, pour satisfaire les intérêts insatiables d’une toute petite minorité. Nous devons devenir membres d’une même solution à construire ensemble! C’est ce patriotisme tranquille, serein, mais résolu, que je vous invite à défendre, c’est lui qui a motivé mon texte et mon appel du 5 mai dernier après une énième attaque contre nos forces de défense nationale. Oui, je le réitère ici, la barbarie, la sauvagerie, la lâcheté et la cruauté ne gagneront pas car, le peuple camerounais, la République, sont plus forts que nos égoïsmes !

Le régime actuel, en gouvernant contre les peuples du Cameroun, a tout simplement trahi l’idéal de ceux qui se sont battus pour que nous soyons un pays. N’en déplaise aux uns et aux autres, il est temps que nous ayons un gouvernement et ceux qui disent ne rien en attendre, ils ont aussi « mauvais c ur » que ceux qui enterrent l’idéal républicain.

C’est bien l’absence de gouvernement, l’absence d’un capitaine ayant les deux mains bien vissées sur le volant de bateau Cameroun qui sclérose la pensée, qui démobilise, qui statufie. C’est bien l’absence de véritable débat sur la scène publique qui tue l’espace public et non le contraire. Unissons-nous parce que nous connaissons le chemin ; Il a été tracé par les valeureux résistants sans qui LE Cameroun ne serait pas aujourd’hui. Unissons-nous et obligeons l’exécutif à nous remettre en mouvement !

Vincent Sosthène Fouda
camer.be)/n


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