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La CEDEAO doit-elle intervenir rapidement au Mali?

Le Mali peut-il encore attendre pour appuyer son effort de reconquête des régions nord occupées par les divers groupes armés?

Les 3 régions du nord Mali s’enlisent davantage après leurs annexions fin mars par différents groupes rebelles. La population elle hausse le ton et manifeste contre les envahisseurs. En témoigne la descente lundi 14 Mai, de jeunes de Gao dans la rue pour dénoncer l’invasion des rebelles depuis maintenant 40 jours. « Tout le monde en a marre des groupes armés », déclare Ousmane Telly, un fonctionnaire à Gao. A Kidal, d’autres se sont levés pour soutenir le MNLA, en rejetant le mouvement Ancar Dine qui impose la charia. Une pratique incompatible avec les réalités des habitants du nord. Face à une telle situation, la question d’une intervention militaire de la CEDEAO fait débat.

« Le bras de fer CNRDRE/CEDEAO »
Le CNRDRE, suivi par une bonne partie de la classe politique et même de la société civile ont affiché leur opposition au déploiement à Bamako pour dit-on « sécuriser les organes de la transition ». Pour eux, l’urgence demeure le nord. « Nous ne voulons pas d’une force étrangère à Bamako. S’ils veulent nous aider, qu’il descendent au nord », disait le leader du CNRDRE, Amadou Haya Sanogo, dans l’une de ses déclarations. La rencontre des Chefs d’Etats de la CEDEAO, le 3 mai dernier à Dakar, avait instruit à la commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de préparer la force en attente de la CEDEAO en vue de son déploiement immédiat dès que le Mali en ferait la demande. Tout serait déjà prêt militairement coté CEDEAO pour appuyer le Mali.

La CEDEAO prête à intervenir »
Dans sa dernière déclaration, faite à Abuja, sur la situation au Mali, les chefs d’Etats Majors de la CEDEAO ont réitéré leur engagement ferme pour le rétablissement rapide de l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali. « A cet égard, la Commission est prête, dès qu’une demande formelle sera faite par le Gouvernement, pour déployer la Force en Attente de la CEDEAO afin de protéger les couloirs humanitaires et d’apporter une assistance aux efforts de rétablissement de l’intégrité territoriale de la nation », indique le communiqué. C’est dire que la balle est dans le cas du Gouvernement malien. Mais, assurément, l’avènement des forces Ouest africaines n’est pas pour l’immédiat. Vu que leur présence n’est sollicitée qu’au nord. Le Gouvernement de la transition s’attelle plutôt à adopter un plan de dialogue avec les différents groupes rebelles au nord, en prélude à toute initiative militaire. Concernant la crise au Nord, l’émissaire Djibrill Bassolé a indiqué que des contacts sont en cours en vue d’un dialogue entre gouvernement malien et mouvements armés. « Je pense que très bientôt nous aurons les premiers entretiens, », a t’il dit, sans autre précision.

Réunion des chefs d’Etat majors à Abuja le 14 Mai
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