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La Commission de la CEMAC délocalisée provisoirement à Libreville

Un conseil extraordinaire des ministres a proposé une délocalisation pour deux ans du siège de Bangui vers un autre pays de la communauté, la décision des chefs d’Etats est attendue

Des ministres de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) ont décidé vendredi 12 avril 2013 de la délocalisation de la Commission de la CEMAC de son siège à Bangui en République Centrafricaine pour un autre pays dont le nom n’est pas encore connu, a-t-on appris du communiqué final de cette rencontre extraordinaire dont le journalducameroun a reçu une copie. Cette délocalisation se fera en même temps que celle de l’école des douanes, du GABAC et de la Carte Rose. La décision des ministres de la CEMAC s’appuie sur un rapport qui a mis en exergue le « caractère répétitif des évènements de 1996 à 2013 ayant conduit aux actes de pillages, des vols et des violations de locaux diplomatiques et destruction de biens meubles et immeubles appartenant aux agents de la communauté ». Le rapport explique aussi que la République Centrafricaine n’a pas respecté l’accord de siège. Le conseil des ministres a souhaité que le nouveau pays d’accueil permette d’avoir sans délais accès à des bureaux et des logements, l’accessibilité aux structures sanitaires et scolaires. Mais une autre condition est aussi que le pays permette une facilité d’accès par rapport aux autres pays et la libre circulation des ressortissants de la Communauté.

En attendant la décision des chefs d’Etat, la commission devrait temporairement intervenir à partir de Libreville la capitale Gabonaise. Il y a cependant peu de chance que le pays soit désigné, bien que son président soit à la tête tournante de la communauté. La Guinée Equatoriale qui a la responsabilité de la réforme des institutions de la CEMAC a l’avantage d’avoir la capacité de loger immédiatement tout le personnel de la CEMAC. Mais le pays entretient des relations pleines de défis avec certains gros partenaires de la CEMAC que sont la Banque Mondiale, ou encore l’Union Européenne. Un autre point en moins pour la Guinée Equatoriale, le niveau de vie plutôt élevé et que pourrait ne pas supporter certains fonctionnaires de la CEMAC. Le besoin immédiat de locaux pour les bureaux de la Commission et des logements pour ses responsables exclut le Cameroun qui souffre d’un manque de logement. Le Congo pourrait donc être le bon siège. Il est facile et libre d’accès et a suffisamment de ressources pour accueillir la Commission. Sur le sujet il faudra que les chefs d’Etats se décident. Ali Bongo a déjà fait un geste de bonne volonté en accueillant la Commission provisoirement. A Bangui siège statutaire de la Commission, la situation est loin de s’améliorer. Le 15 avril, on a annoncé encore la mort d’une trentaine de personne. Officiellement, elles ne voulaient pas délaisser leurs armes.

La Commission de la CEMAC délocalisée provisoirement à Libreville

journalducameroun.com)/n

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