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La Commission de la Cemac projette un taux de croissance de 6,3% pour le Cameroun en 2015

« Nous estimons la croissance en 2015 du Cameroun à peu près 6,3% », a déclaré le chef de la mission en séjour au Cameroun, dans une interview diffusée lundi dans les médias publics

L’économie camerounaise a poursuivi sa reprise pour s’établir entre 5,5% et 6% en 2014, en dépit d’une conjoncture difficile marquée par la forte chute des cours du pétrole et d’autres matières premières et la reprise timide dans la zone euro, annonce une mission d’évaluation de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

C’est l’une des principales conclusions de cette mission de plusieurs jours dédiée à la surveillance économique et monétaire. Celles-ci révèlent une estimation de croissance fortement plus élevée que le chiffre de 4,7% établi par les propres analyses des autorités camerounaises elles-mêmes à travers les services du ministère des Finances.

« Nous estimons la croissance en 2015 du Cameroun à peu près 6,3% », a poursuivi Jean-Claude Nguemeni, le chef de la mission dans une interview diffusée lundi par le Poste national de Cameroon Radio and Television (CRTV), l’office de radio et télévision public.

Ce chiffre est le même que celui initialement annoncé par le gouvernement camerounais comme objectif de croissance pour l’année en cours, mais abaissé aussi à un taux de 4,1%, en raison notamment des effets de la baisse des prix du pétrole et d’autres matières premières, ainsi que de la persistance des tensions sécuritaires dans le Nord et l’Est.

Pour ses travaux, la mission de la Commission de la CEMAC affirme avoir « évalué la situation macroéconomique du Cameroun, l’état de respect des critères de convergence de la zone CEMAC, l’état de mise en oeuvre des différentes réformes structurelles engagées, les mesures entreprises pour la décongestion du port autonome de Douala ainsi que l’évolution de la situation financière de l’Etat vis-à-vis de la SONARA (Société nationale de raffinage) ».

Elle a salué la mise en oeuvre du Plan d’urgence pour l’ accélération de la croissance décidé fin 2014 par le président Paul Biya pour un coût d’investissement de 925 milliards de francs CFA (1,85 milliard de dollars), « notamment l’ancrage avec en perspective la prise d’une loi de finances rectificative afin d’intégrer les dépenses prévues pour le plan d’urgence dans le budget 2015 ».

Cette décision annoncée de prise d’une loi de finances rectificative est une recommandation émise par une mission récente du Fonds monétaire international (FMI), qui avait invité les autorités camerounaises à une gestion plus transparente et efficace des finances publiques, où il est observé chaque année d’importants déficits entre les dépenses et les recettes dans l’exécution du budget de l’Etat.


DR)/n
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