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La Conac veut atténuer la corruption dans le secteur privé

Avec le Service central de prévention de la corruption de France, l’organisme camerounais sensibilise les acteurs des entreprises nationales à l’éthique et aux méthodes de lutte contre le fléau

D’après la Commission nationale anticorruption du Cameroun (Conac), les pratiques de corruption ont surtout cours dans la grande distribution, l’énergie ou l’exploitation des minerais, le secteur des Bâtiments et travaux publics, les forêts. Sur le plan pratique, «on note très souvent l’usage des surfacturations, le versement des pots-de-vin et des sommes d’argent à travers le dépôt des commissions occultes dans les paradis fiscaux ou dans des comptes privés des établissements financiers à l’abri de tout soupçon , observe le Dr. Dieudonné Massi Gams, président de la Conac, lors du séminaire de trois jours ouvert hier dans la salle de conférences de l’hôtel Sawa à Douala.

Ledit séminaire est organisé par la Commission Nationale Anti-corruption (CONAC) en collaboration avec le Service Central de Prévention de la Corruption de France (SCPC). Il est placé sous le thème général : «Ethique et lutte contre la corruption dans les multinationales et les entreprises nationales», et regroupe les administrations et les entreprises camerounaises, les représentations diplomatiques, les institutions internationales ainsi qu’une vingtaine de multinationales.

La première journée des travaux a été marquée par le discours d’ouverture du Révérend Dr. Dieudonné Massi Gams, président de la Conac. Lequel a rappelé que « les multinationales et les entreprises nationales sont des structures d’incitation au développement à travers les prestations de services. Cependant, leur déploiement ne se fait pas sans entorse à certains principes de gouvernance dans le cadre de l’obtention des contrats. Certains processus commerciaux ne sont pas toujours irréprochables sur le plan éthique et déontologique ».

Selon les organisateurs, le séminaire de Douala vise notamment à sensibiliser les sociétés et firmes nationales, internationales et multinationales sur les enjeux de la lutte contre la corruption dans le cadre du développement du Cameroun. Afin de garantir la transparence et la qualité des prestations, amener les entreprises à développer en leur sein une véritable culture de l’intégrité et de la méritocratie, à agir contre la corruption sous toutes ses formes en adoptant des outils internes visant la promotion de l’intégrité, validés au sommet de l’entreprise.

Entre autres thèmes exposés hier, le cadre juridique de la lutte contre la corruption et des infractions assimilées au Cameroun ; la sanction judiciaire et la corruption au Cameroun ; la corruption dans les multinationales : techniques, détection et prévention ; les multinationales, le blanchiment d’argent et les financements occultes. Les travaux sont conduits par le Pr. François Anoukaha (Agrégé de Droit et Vice-président de la Conac), le Pr. James Willy Ngoue (Agrégé en Droit des Affaires) et le Dr. Georges Dieudonné Mbondo (Docteur en Economie Publique). Ils s’achèvent le vendredi 11 avril prochain.

Dieudonné Massi Gams, le président de la Conac
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