› Eco et Business

La crise financière de la Cémac vue par Pierre Moussa

Morceau choisi du discours du Président de la Commission à l’ouverture de la 25è session du conseil des ministres de l’Union économique des Etats de l’Afrique centrale

La crise sécuritaire survenue en République Centrafricaine depuis décembre 2012 a considérablement déstabilisé la Commission et les Institutions Spécialisées installées à Bangui et, par conséquent, profondément perturbé le fonctionnement de l’Organisation qui s’est notamment dépeuplée de son personnel. Cette déstabilisation a fortement impacté l’exécution du Budget 2013 et la préparation du budget 2014. Cette session du Conseil des Ministres se tient aussi à un moment marqué par la rétention sans précédent des ressources de la CEMAC par ses Etats membres. Il s’en suit une raréfaction préoccupante des moyens destinés aux institutions communautaires et, naturellement, la difficulté de plus en plus aigüe pour elles de répondre efficacement à leurs missions.

Et pourtant, un mécanisme autonome ne faisant pas recours aux contributions du trésor est adopté par les instances décisionnelles de la CEMAC pour un financement pérenne et régulier de notre
Organisation commune. Est-il besoin de redire ici que le même mécanisme est conçu et génère des ressources colossales dans la zone UEMOA ? Les Etats membres de la CEMAC peuvent-ils, doivent-ils attendre encore plus longtemps pour appliquer correctement les dispositions communautaires en la matière ? Les contraintes que je viens d’indiquer doivent impérativement être levées car elles constituent un frein à l’approfondissement de l’intégration. Elles empêchent par ailleurs de concrétiser le mécanisme de financement compensatoire prévu par le Fonds de Développement
Communautaire.

Pierre Moussa

gabonreview.com)/n

À LA UNE
Retour en haut