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La diplomatie camerounaise embrasse la langue turque

Jean-Emile Nobola, cadre au ministère des Relations extérieures du Cameroun, fait partie de la première cuvée du programme de bourses d’études de la langue turque. Des perspectives pertinentes

Le Programme de bourses d’études de la langue turque, initié par la Direction des Turcs de l’étranger et des communautés connexes (YTB) – qui relève du bureau du Premier ministre – a livré en début de semaine sa première cuvée. Lors de la cérémonie de remise des diplômes, le seul camerounais de cette première promotion, Jean Emile Nobola, a été présenté comme étant le seul diplomate du ministère des Relations du Cameroun, sachant parler le turc.

Le Programme a accueilli 14 stagiaires venant de 14 pays différents, en tant que diplomates, universitaires ou fonctionnaires dans l’administration publique de leurs pays. Les stagiaires ont reçu une formation de neuf mois sur la langue turque à l’université d’Istanbul. Ils ont tous reçu leurs diplômes des mains du Professor Kudret Bülbül, président de YTB.

Jean Emile Nobola a indiqué qu’il est devenu un amateur de thé durant son séjour en Turquie, spécifiant qu’il buvait au moins 10 tasses par jour. Il a exprimé sa joie d’avoir appris la langue turque.

«J’écoute toujours les nouvelles de la Turquie à la radio et je suis le bulletin d’information à la télévision chaque matin. Par ailleurs, en échangeant avec mes voisins dans mon appartement à Mecidiyeköy, il a été plus aisé de pratiquer la langue», a-t-il confié.

D’après lui, il n’y a pas de fonctionnaires et/ou agents de l’Etat turcophones au Cameroun en dépit du fait que le pays accueille de nombreux hommes d’affaires turcs. Les échanges avec les ressortissants et les responsables de l’ambassade de Turquie au Cameroun se déroulent en français et en anglais, a-t-il fait observer. M. Nobola estime que la correspondance officielle entre le Cameroun et la Turquie pourra désormais être faite en turc, étant donné qu’il maitrise la langue. «Je vais enseigner le turc aux autres agents de mon ministère une fois de retour dans mon pays», a déclaré Nobola.

Le jeune diplomate a également commencé à s’imprégner de la culture turque. «J’aime le chanteur Mustafa Ceceli et sa chanson « Hüsran (Frustration) ». Durant mon séjour, je regardais les films du réalisateur ÇaÄ an Irmak; et maintenant je suis en train d’essayer de lire le livre de Orhan Pamuk: « Mon nom est Rouge » avec l’aide d’un dictionnaire turc», a-t-il conclu .

Jean-Emile Nobola a effectué un séjour de huit mois en Turquie dans le cadre du Programme de bourses d’études de la langue turque
DAILY SABAH)/n



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