International › APA

La faible utilisation d’engrais affecte la production agricole en Afrique

Le secteur agricole en Afrique n’a pas encore atteint son plein potentiel, 40% environ des sols du continent Ă©tant confrontĂ©s Ă  un Ă©puisement gĂ©nĂ©ralisĂ© des nutriments, une situation qui nĂ©cessite une utilisation accrue d’engrais au fil des ans, ont indiquĂ© vendredi des experts.L’International Fertilizer Association (FIA) a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© qu’il Ă©tait urgent de s’attaquer aux problèmes de santĂ© des sols en Afrique.

« Les agriculteurs ne réapprovisionnant pas les nutriments après des récoltes consécutives, 40% des sols du continent sont déjà confrontés à un épuisement général ».

« L’augmentation de l’utilisation des engrais doit aller de pair avec une plus grande quantitĂ© de nutriments pour les plantes et les cultures et s’intĂ©grer dans un plus large Ă©ventail d’efforts afin de promouvoir la santĂ© des sols », indique le communiquĂ©.

Les experts ont Ă©galement soulignĂ© qu’en dĂ©pit d’un engagement de 10 ans pris par les pays africains d’Ă©tendre l’utilisation des engrais, le continent n’utilise toujours qu’environ un dixième de la quantitĂ© utilisĂ©e dans les pays industrialisĂ©s Ă  l’hectare.

Les dirigeants africains ont adoptĂ© une rĂ©solution en 12 points sur l’utilisation des engrais lors d’un sommet spĂ©cial tenu Ă  Abuja, au Nigeria, en juin 2006, dans le cadre des efforts visant Ă  rĂ©aliser une « rĂ©volution verte ».


Ils ont reconnu que les engrais inorganiques Ă  eux seuls ne pouvaient accroĂ®tre la production agricole du continent et que les pays s’engageaient Ă  augmenter l’utilisation d’engrais organiques et inorganiques de huit kilogrammes par hectare en moyenne en 2005 Ă  50 kilos par hectare d’ici 2015.

Les engrais organiques ne contiennent que des matières végétales ou animales, comme le fumier  et le compost qui sont soit des sous-produits, soit des produits finis de processus naturels.

Les engrais inorganiques, également appelés engrais synthétiques, sont fabriqués artificiellement et contiennent des produits chimiques synthétiques.

L’IFA tient ce vendredi Ă  Paris une rĂ©union d’experts de haut niveau sur l’utilisation des engrais en Afrique avec comme principaux intervenants l’ancien prĂ©sident nigĂ©rian, Olusegun Obasanjo, le prĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD), Akin Adesina, et le Commissaire de l’Union africaine pour l’Ă©conomie rurale et l’agriculture, Josefa Leonel Correia Sacko.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

Ă€ LA UNE
Retour en haut