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La lettre de la semaine: à Monsieur le président de la République

Par François Zoomevele Effa

Monsieur Le Président, cher Barthélémy,
Vous venez, comme toujours, fidèle à votre légendaire, singulière et originale habitude, de prendre tout le monde de cours. Un conseil de ministres, alors qu’on attendait un remaniement ministériel, un conseil de ministres que vous tenez, alors que beaucoup de vos ministres tremblent de peur, car il court un bruit, une certaine rumeur que certains d’entre eux vont aller bientôt rejoindre ASSIMBA en prison…!

Monsieur Le Président, au bout de deux ans, Quand même !!! La fréquence de vos conseils de ministres, vos compatriotes ont certes l’habitude. Mais les mauvaises langues prétendent que vous avez été traumatisé par les conseils de ministres parce que, du temps où vous étiez ministre sous la présidence de votre prédécesseur AHIDJO, un de vos anciens collègues, feu AYISSI MVODO, vous aurait giflé en plein conseil. ET les mauvaises langues continuent de dire que la récente tenue de votre dernier conseil là -même, ce n’est pas par hasard. Il semble que, à Dakar, il y a quelques jours lors du sommet de la francophonie, François Hollande vous aurait tiré les oreilles sur votre longévité présidentielle, appuyant sur votre gouvernance fantaisiste: pas de conseil ministériel et vos longues absences de votre pays. De vous à moi, cher Barthélémy, vous pourriez être un peu plus discret quand vous partez ou revenez de Suisse. Tout le pays est au courant, la capitale est en effervescence, fermée et mobilisée, et c’est au salon d’honneur de l’aéroport que vous donnez des audiences, et pourtant, on dit que vous êtes d’une légendaire discrétion.

Monsieur Le président, cher Barthélémy,
Beaucoup prétendent que votre dernier conseil de ministres, si vous l’avez tenu après deux ans, mais aussi pendant à peine trente minutes, que ce serait un peu comme la fable de Jean de la Fontaine, celle du laboureur et de ses enfants. Sentant, pas votre mort prochaine comme dans la fable, mais votre départ prochain du pouvoir, vous avez fait venir tous vos prétendants à votre trône, leur demandant de se garder de se servir dans la prochaine manne que vous mettez en place pour un plan d’urgence pour le développement du pays du pays en trois ans. Vous mettez à la disposition de vos héritiers en puissance 925 milliards de francs, leur demandant d’accomplir en trois ans ce que vous n’avez pas réussi à faire en trente-trois ans.

C’est vrai qu’on ne peut pas,- vu votre passé d’ancien séminariste- négliger l’hypothèse par laquelle on se demande si vous ne vous prenez pas pour le Christ qui, à trente-trois ans disait qu’il reconstruirait en trois jours le temple de Jérusalem, si on le détruisait .Avouez, Barthélémy, qu’il y a vraiment de quoi se poser des questions. Vous avez mis l’objectif 2035 pour faire du pays une puissance émergente. Vos sbires et «doungourous» le chantent à tue-tête, et sans conviction. Et voilà que vous allez leur faire faire cette gymnastique de mauvaise foi pour passer de l’objectif 2035 au plan d’urgence pour le développement du pays en 3 ans, objectif 2017 à 925 milliards!!!

Monsieur le Président, il est on ne peut plus évident que devez-vous méfier des conseils de certains de vos amis perfides français. Souvenez-vous qu’un certain François, ancien président socialiste français, avait raconté des histoires de maladie mortelle bidon à votre prédécesseur. Il a démissionné, vous laissant la place que vous occupez en ce moment. Ne tombez pas dans le piège de l’autre François, et quoiqu’il vous aurait dit à Dakar, tenez bon.

Je voudrai vous signaler, si vos services de renseignements ne l’ont pas encore fait, l’existence de deux ONG perfides à Besançon, la ville de Victor Hugo. Une certaine «Lumières d’Afrique, et ténébreuse Solen…quelque chose». Ces ONG se moquent ouvertement de nous ici, exploitant le nom du continent et de votre pays, en méprisant manifestement notre négritude, notre négrité, au point de vouloir nous contraindre à cuisiner du ndolé, pour les «palais gaulois», alors que nous ne leur avons jamais obligé à mettre du piment dans la choucroute. Ne leur donnez plus de visas pour votre pays, passez le mot à toutes les ambassades africaines en France.

Vous encore, cher Barthélémy, je peux vous saluer un peu du bout des doigts mais eux, ces rapaces et charognards de l’Afrique que j’exècre, plus jamais je ne les saluerai.

François Zoomevele Effa
Journalducameroun.com)/n


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