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«La libération de Kamto ne prouve pas que le Cameroun tourne une nouvelle page » (HRW)

Un panel de Human Rights Watch. (c) Droits réservés

Après avoir salué la libération de Maurice Kamto et près de 200 membres et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, ainsi que 333 prisonniers interpellés dans le cadre de la crise anglophone, l’Ong estime que du chemin reste encore à parcourir pour garantir le respect des droits de l’Homme au pays.

«La libération de Kamto et d’autres opposants est une excellente nouvelle », a déclaré le 07 octobre, Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch (HRW). Le responsable de l’Ong ne va pas s’arrêter sur cette note positive en faveur du Cameroun et poursuivre «Mais Kamto, ses alliés et ses partisans n’auraient jamais dû en premier lieu être arrêtés ni poursuivis en justice pour le simple fait d’avoir organisé des manifestations pacifiques.»

Le président de la République, Paul Biya a par ailleurs prononcé l’arrêt des poursuites judiciaires pour 333 personnes interpellées dans le cadre des manifestations de la crise anglophone qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Des décisions que l’organisme tempère. Il déplore le fait que d’autres personnes demeurent en prison pour avoir pris part à des manifestations. Citant Menkem Sother, un avocat des partisans du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Human Rights Watch rappelle que 60 autres leaders, membres et sympathisants du parti sont toujours en attente de procès, notamment le vice-président, Mamadou Mota.

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Il réitère que les détentions arbitraires et les abus à l’encontre de détenus sont monnaies courantes au Cameroun. Pour l’Ong internationale qui se donne pour mission de défendre les droits de l’Homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, plusieurs personnes ayant des prises de position opposées à celles du pouvoir en place «sont détenues, souvent sur de fausses accusations liées à la sécurité nationale et au terrorisme.»

Raison pour laquelle, Lewis Mudge estime que «la libération de Kamto et d’autres prisonniers ne prouve pas que le Cameroun tourne une nouvelle page, car les arrestations illégales se poursuivent.»



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