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La maire de Rome, relaxée dans une affaire de « faux en écriture », échappe à la démission

La maire populiste de Rome, Virginia Raggi, a été relaxée samedi par un tribunal de Rome dans une affaire de « faux en écriture publique », décision qui lui permet d’échapper à la démission, comme l’impose son parti en cas de condamnation.

« Ce jugement balaie deux ans de boue. Nous allons de l’avant la tête haute pour Rome, ma chère ville et pour nos concitoyens », a déclaré Virginia Raggi, 40 ans, qui a éclaté en sanglots après l’annonce du jugement samedi au tribunal où l’attendait une foule de journalistes.

Le parquet de Rome, qui avait engagé les poursuites, avait requis 10 mois de prison contre Mme Raggi, figure du Mouvement 5 Etoiles (M5S), élue en 2016 sur un discours de transparence et de probité après des années de scandales et de corruption à la tête de la capitale italienne.

L’accusation a fait savoir qu’elle ne ferait éventuellement appel qu’après avoir pris connaissance des motivations du jugement, selon les médias italiens.

Elle estime que la maire a menti à l’Autorité de lutte contre la corruption de la municipalité en affirmant avoir nommé de son propre chef Renato Marra au poste de directeur du tourisme de la mairie.

Or, des messages récupérés par les enquêteurs semblaient démontrer que c’est Raffaele Marra, frère de Renato et ancien bras droit de Mme Raggi, qui a été à l’origine de l’embauche. Mme Raggi a toujours déclaré qu’elle avait agi « en pleine autonomie ».

Conformément au code éthique de son parti, la première magistrate aurait dû quitter ses fonctions si elle avait été condamnée. Elle avait elle-même affirmé que si tel avait été le cas elle démissionnerait « après la deux minutes ».

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