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La Perception de la corruption dans nos Universités par un observateur averti

L’université n’est pas épargné par le phénomène

Décidément, le phénomène de la corruption n’épargne plus aucun secteur de la vie sociale. A l’école primaire, dans les collèges et lycées comme à l’Université le phénomène fait des ravages. Même si les autorités universitaires reconnaissent que le phénomène n’a pas encore atteint des proportions alarmantes, il convient tout de même de dire que des poches de corruptions sont perceptibles ça et là. De plus en plus, on parle des notes sexuellement transmissibles et de la vente des épreuves. C’est sans doute la raison pour laquelle le ministre de l’enseignement supérieur a récemment instruit la mise sur pied des cellules de lutte contre la corruption dans les Universités publiques camerounaises.
Le Docteur Prosper Nkou Mvondo que nous avons approché est l’un des 5 membres de la cellule dite de la promotion de l’éthique et de lutte contre la corruption à l’Université de Ngaoundéré. Selon lui, l’Université au Cameroun ne peut pas être en marge de l’évolution de la société. Il est donc opportun qu’au niveau des Universités, de ces institutions qui sont en charge de la formation des hommes et des femmes, des citoyens de ce pays tout court , qu’on ne trouve pas que l’Université est la source de la corruption. C’est pour cela que nous, au niveau de l’Université de Ngaoundéré, nous avons pris les choses à bras le corps. J’ai envie de dire que nous avons pris le taureau par les cornes en nous disant que la corruption ne passera pas par nous. Et si elle est déjà passée, nous allons faire des efforts pour l’arrêter. Et si nous ne pouvons pas, nous allons la limiter considérablement. C’est vrai que nous n’allons pas transformer l’Université de Ngaoundéré en un paradis sur terre, mais nous allons quand même tout faire pour réduire le phénomène à sa portion congrue.

Sur les moyens mis à la disposition de la cellule de la promotion de l’éthique et de lutte contre la corruption à l’Université de Ngaoundéré, il affirme: Nous sommes actuellement en train de mettre en place des techniques qui nous permettront d’aller d’abord dans le sens de la sensibilisation. Parce qu’il faut d’abord sensibiliser. Il faut d’abord amener les uns et les autres à comprendre que l’Université a des franchises universitaires et qu’à l’intérieur de ces franchises universitaires, il y a des règles qu’on doit respecter. Il y a des lois et règlements de la République. Nous savons que ce qui se passe au sein de notre campus n’est pas seulement propre à l’Université de Ngaoundéré. Ailleurs aussi il y a des fraudes de toutes sortes, des atteintes de toutes sortes aux m urs, et un certain nombre de choses qui font croire que là-bas aussi ce n’est pas le paradis. Et c’est pour cela que nous sommes là pour essayer de ramener le train de notre Université sur de bons rails.

La vente des épreuves et les notes monnayées existent dans les universités et grandes écoles
Journalducameroun.com)/n
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