Politique › Institutionnel

La plate-forme Changeons le Cameroun souhaite un sénat multicolore

Alors que les résultats des élections font état de la présence de deux partis politique dans l’auguste chambre, cette coalition interpelle Paul Biya pour un sénat plus ouvert

Des associations, des ONG et des formations politiques, rassemblées au sein de la plate-forme  »Changeons le Cameroun », souhaitent l’instauration d’un sénat multicolore, alors que seules deux formations politiques contrôlent les 70 sénateurs déclarés élus par le Conseil constitutionnel, en attendant la nomination des 30 autres par le président de la République Paul Biya.  »Nous interpellons le Chef de l’Etat sur la nécessité d’une représentation sociopolitique au sénat, afin d’éviter que cette institution ne soit seulement sous le contrôle de deux formations politiques », ont-ils indiqué. En d’autres termes, « nous sommes convaincus qu’en dehors des autres partis politiques dont le chef de l’Etat pourrait nommer des représentants, il faudrait également réserver une place de choix à la société civile ».

Cette réaction intervient au lendemain de la publication officielle des résultats du scrutin du 14 avril dernier, auquel ont pris part dix mille grands électeurs constitués uniquement de conseillers municipaux. D’après les résultats officiels, le parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), a obtenu la majorité absolue avec 56 sièges sur les 100 qui composent le sénat, tandis que le principal parti de l’opposition parlementaire, le Social democratic front (SDF) s’en tire avec 14 sièges. Les deux autres formations politiques ayant pris part aux premières élections sénatoriales du pays, en l’occurrence l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) et l’Union démocratique du Cameroun (UDC), respectivement la troisième et la quatrième force politique du pays, n’ont obtenu aucun siège.

La loi donne le droit au Président de la République de nommer 30 sénateurs, une nomination qui doit intervenir dix jours au plus tard après la publication des résultats. Cela revient à dire qu’au plus tard, tous les sénateurs seront connus le 9 mai prochain, tandis que la session de plein droit devrait avoir lieu le 14 mai 2013.


Journalducameroun.com)/n
À LA UNE
Retour en haut