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La police marocaine accusée d’avoir tué un migrant camerounais

Des migrants transportant le corps sur une civière de fortune (Crédit photo : -(france24.com)

Ce dernier ainsi que d’autres migrants ont été arrêtés le 31 juillet dernier  dans la forêt où ils cherchaient des voies pour atteindre l’Europe

Une aventure périlleuse dans les forêts marocaines à la recherche de «l’eldorado». L’image de la dépouille du jeune camerounais fait jaser au Maroc. Félix faisait partie d’un groupe de migrants qui espéraient rallier l’Europe en faufilant dans la flore du royaume chérifien. Ils se cachaient sur la rive du détroit de Gibraltar, à moins de 25 km de la côte espagnole lorsqu’ils ont été repérés par la police.

Joseph, un autre Camerounais de la bande raconte la scène dans un article publié sur le site d’information France24.com. « Nous étions au bord de l’eau, dans la forêt où nous nous cachions. Les policiers menaient des fouilles dans la forêt et nous ont trouvés. Nous n’avons fait aucun bruit. Ils nous ont dit de nous calmer et de sortir de la forêt. Ils ont enlevé nos chaussures et nous ont fait sortir. Puis ils ont commencé à confisquer tout ce que nous avions. Ils ont tout pris. Ils ont commencé à regarder dans nos téléphones et nous leur avons dit : “s’il vous plaît, laissez-nous au moins nos téléphones pour que nous puissions appeler nos familles. La seule chose que nous avons, ce sont nos téléphones. Vous avez tout pris, au moins laissez-nous ça”. Ils ont dit “non”. »

Joseph qui avait fait la rencontre de Félix dans la ville Tanger poursuit : « Nous nous sommes agenouillés. Ils ont dit qu’ils allaient tout prendre et nous avons résisté. Ils nous ont frappés avec des couteaux. Nous avons réussi à les repousser avec des pagaies de bateau. Puis nous avons commencé à courir dans des directions différentes. J’étais à bout de souffle et j’avais très peur qu’ils me prennent« .

Joseph raconte que pour échapper à la police, il a couru vers une maison dans laquelle les migrants avaient déjà séjourné. « Dès que je suis entré dans la maison, quelqu’un m’a appelé pour me dire que Félix était mort au camp et que d’autres partaient chercher son corps ».

Les autorités de la municipalité de Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont déclaré aux médias marocains que le migrant était déjà inconscient lorsque les agents sont arrivés sur les lieux. Mais selon Joseph, Félix était en bonne santé avant l’arrivée de la police. Selon les témoignages recueillis par l’Association marocaine des droits de l’Homme à Nador, le migrant a été « violemment frappé à la tête » par la police après avoir été arrêté sur la plage.


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