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La politique à la Une des journaux camerounais

Le sort des jeunes, qui célèbrent jeudi le cinquantenaire de leur fête nationale, occupe aussi une place de choix dans les colonnes des journaux parus mercredi

A la veille du cinquantenaire de la fête nationale à eux consacrée, l’hebdomadaire Repères publie les portraits sélectifs de 50 jeunes camerounais âgés de 14 à plus ou moins 40 ans, leurs domaines d’activités étant aussi variés que le sport, la communication et le journalisme, le management des entreprises, la santé et la culture, l’agro-business, l’administration publique ou encore la politique.

«En dépit de toutes les difficultés apparentes, la jeunesse camerounaise, qui veut accéder au savoir, à la formation et qui aspire à de meilleures conditions de travail et de vie, se débrouille plutôt bien», constate la publication.

«Qu’est-ce qu’être jeune au Cameroun aujourd’hui ?» s’interroge The Spark pour qui la vulnérabilité dans laquelle vivent bon nombre de personnes de cette classe d’âge, véritable thermomètre que devrait consulter chaque dirigeant pour orienter son action publique est essentiellement marquée par le chômage, le violence, le désespoir, l’oisiveté, la précarité, l’aventure, l’illusion, l’analphabétisme, l’illettrisme et sous-éducation, qui font leur lit dans cette strate démographique.

«Mais on constate trop souvent que l’on casse le thermomètre, parce qu’on refuse de voir la montée inéluctable du mercure.»

L’actuel chef de l’Etat, Paul Biya, rappelle Le Jour, était déjà secrétaire général de la présidence de la République alors qu’il n’avait que 35 ans et qu’il ne lui restait plus que deux marches à franchir pour parvenir au sommet du Cameroun.

A cet âge aujourd’hui, beaucoup vivent encore dans l’incertitude, tirent le diable par la queue et ne savent pas de quoi sera fait leur futur.

Le même Paul Biya, pourtant, constate Emergence, est actuellement l’objet de toutes les man uvres de son camp qui le supplie d’anticiper une élection présidentielle et de s’y porter candidat.

Cette mobilisation des caciques du régime, présage la publication, n’est pas sans craindre une dissidence, face à cette énième candidature quasi-acquise.

Et de rappeler qu’en 2008, des personnalités de premier rang s’étaient déjà liguées contre la modification de la Constitution qui faisait de Paul Biya un président à vie.


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