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La politique et le football à la une des journaux camerounais

La nomination du Belge Hugo Bross à la tête des Lions Indomptables et l’élection présidentielle se disputent les colonnes des quotidiens publics

La nomination, samedi du Belge Hugo Bross sur le banc de la sélection de football mais aussi des sujets de politique, tenaient une place de choix dans le contenu des journaux camerounais parus lundi.

Alors que le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune constate que le nouveau venu n’est que très peu connu du public local, Mutations évoque un «sorcier blanc qu’on n’attendait pas» : inconnu au bataillon, absent de la short-list de la fédération nationale de la discipline (FECAFOOT), l’homme n’a jamais entraîné une équipe nationale de sa vie.

«D’où vient-il qu’après le désintéressement du Français Alain Giresse, Bross soit, comme par enchantement, l’homme de la situation ? Dans ce cas, à quoi aura servi fondamentalement la commission paritaire mise sur pied ? Selon toute vraisemblance, ce n’était qu’un leurre ! Pourtant, les travaux de ladite commission n’étaient pas gratuits. Les membres ont bel et bien émargé. Pour quels résultats et quelle finalité » ?

«Temps perdu, saupoudrage et replâtrages ! Le mode opératoire n’a donc pas changé. Une vraie recette à la camerounaise. La fameuse affaire de short-list, mangée à toutes les sauces, n’était que du vent. Les canons et la démarche qui sous-tendent le processus de recrutement d’un entraîneur-sélectionneur viennent à nouveau d’être foulés au pied par le ministère des Sports et la FECAFOOT, dépositaires des fameuses règles qu’ils violent par la suite», se déchaîne le site Camfoot.

Pour le bihebdomadaire La Météo, c’est «un tocard» qui a été choisi pour sauver une sélection camerounaise à la dérive et qui, pourtant, avait besoin d’un technicien de haut vol pour remettre les troupes en ordre de marche.

Pour Le Jour, Hugo Bross est rien moins qu’«un looser» si on s’en tient à son palmarès, qui indique qu’il a été chassé des clubs qu’il a entraîné pour «insuffisance de résultats».

«Le Cameroun jette son dévolu sur un médiocre», souffle The Guardian Post qui, rentrant dans ses états de service, constate également que le Belge est bien connu ses piètres résultats.

Cet homme a été simplement coopté par la fédération nationale, alors qu’il ne dispose d’aucun fait d’armes pour s’asseoir sur le banc des «Lions indomptables», ajoute Emergence.

Sur le front politique, la même publication révèle que la région de l’Ouest, après toutes les 9 autres que compte le pays, lancera finalement, le 20 février, son appel au chef de l’Etat Paul Biya aux fins de l’organisation d’une élection présidentielle anticipée à laquelle il sera également invité à se porter candidat.

La candidature de M. Biya, indique La Météo, a d’ores et déjà été actée par les élites et dignitaires du Littoral, au cours d’un meeting monstre tenu le week-end dernier dans la métropole économique, Douala.

Le chef de l’Etat camerounais affirmait, début juillet 2015, que « l’élection présidentielle est certaine mais lointaine ». Lui et les siens se comportent pourtant comme en année électorale, glose Intégration.

Pourtant, observe dans Le Soir le président de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP), le virulent Olivier Bilé, «l’ensemble du système institutionnel confectionné par Paul Biya en près de quatre décennies est loin d’être au service d’une vie socio-économique et d’un jeu politique transparents, crédibles et objectivement dignes d’intérêt».


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