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La présidentielle doit mettre fin à l’«instabilité politique» en Guinée-Bissau (Onu)

Les conditions sont réunies pour la bonne tenue de l’élection présidentielle en Guinée-Bissau, a déclaré Rosine Sori-Coulibaly, la représentante des Nations Unies en Guinée-Bissau, soulignant son espoir de voir ce scrutin prévu dimanche mettre fin définitivement à l’«instabilité politique et institutionnelle» que connait le pays.« Notre espoir est que l’élection présidentielle du 24 novembre mette fin à ce cycle d’instabilité politique et institutionnelle (…) que tout se passe normalement, avant et après le scrutin, a notamment dit Rosine Sori-Coulibaly, lors d’une rencontre avec la presse, lundi à Bissau.

A l’appui de ses souhaits d’un scrutin calme, elle s’est réjouie de ce que les 12 candidats à la présidentielle dont le chef de l’Etat sortant, José Mario Vaz, ont pu faire campagne et s’adresser sans encombre à la population qui, a-t-elle souligné, «est mobilisée».

Partant de là, la représentante des Nations Unies a souligné que la communauté internationale s’attend à un vote  «sans heurts» pour que le vainqueur et son gouvernement «puissent s’atteler à trouver des solutions aux problèmes de la population et que les partenaires puissent apporter leur aide» à la Guinée-Bissau.

Il est bien possible d’arriver à un tel scénario, a-t-elle ajouté, donnant l’exemple des élections législatives de mars dernier dont le bon déroulement a permis la mise en place de l’assemblée nationale.

Rosine Sori-Coulibaly a toutefois averti que si le scrutin de dimanche prenait une tout autre tournure la communauté internationale ne resterait pas les bras croisés. A ce propos, elle a martelé que des sanctions pourraient être prises « si la crise politique se poursuivait dans le pays après l’élection présidentielle ».

Ces menaces ne sont pas nouvelles dans la mesure où le Conseil de sécurité des Nations Unies avait récemment mis en  garde « tous ceux qui détruisent la stabilité » en Guinée-Bissau et appelé les acteurs politiques à «un comportement responsable».

Le pays se remet d’une crise politique née de la révocation du Premier ministre, Aristides Gomes, et de son Gouvernement par le président Vaz. Après quoi, ce dernier s’est doté d’un Premier ministre en la personne de Faustino Imbali, mais ce dernier, devant le désaveu de la communauté internationale, a démissionné, laissant face-à-face Mario Vaz et son ex Premier ministre qui lui tient tête, au motif qu’il n’a pas la légitimité pour le démettre.

C’est dans ce climat que se tient dimanche la présidentielle où sont aux urnes plus de 760 000 électeurs dont le vote sera supervisé par 23 observateurs de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), 60 de l’Union africaine, 60 de la CEDEAO et 47 des États-Unis.



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