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La presse sénégalaise s’indigne de la violence électorale

Les journaux sénégalais, parvenus mardi à APA, traitent essentiellement des violences notées dans la campagne électorale, hier lundi à Tambacounda (est), et qui ont causé la mort de trois personnes.Sous le titre « Pur sang ! », Le Quotidien informe que les violences électorales enregistrées à Tambacounda, ont fait « 3 morts du côté de BBY (Benno Bokk Yakaar, mouvance présidentielle) ». Le Soleil ajoute qu’il y a eu « une quinzaine de blessés dont 8 journalistes ».

Le Quotidien rapporte qu’El Hadj Issa Sall, le candidat du Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur) « suspend sa campagne » et Macky Sall « appelle au calme et indexe l’opposition ». Dans les colonnes du quotidien national, le président sortant « demande que la lumière soit faite » sur cette affaire.

L’Observateur précise que « 24 personnes (ont été) arrêtées, des journalistes auditionnés par la Gendarmerie et 4 véhicules incendiés ». Cela fait dire à ce journal que ce sont « les heurts de la mort ».

Sud Quotidien renseigne que tout est parti d’« une bataille rangée entre des (militants) du Pur et ceux de BBY à Tamba ». Le candidat Ousmane Sonko, cité par ce journal, pointe un doigt accusateur vers Macky Sall et appelle à l’unité de l’opposition là où Madické Niang, le candidat de la Coalition Madické 2019, « demande au Procureur de la République de s’autosaisir ».

En tout cas, ces violences n’épargnent même pas les journalistes, d’où « l’indignation et la condamnation » du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) dans les colonnes de Sud Quotidien.

Selon ce syndicat, « la sécurité des journalistes couvrant la campagne de la présidentielle dans les différents bastions politiques doit être une priorité absolue aussi bien pour les candidats que pour les autorités en charge de la sécurité publique ».

Pape Ndiaye, le président de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) interviewé par Sud Quotidien a invité « tous les reporters qui sont sur le terrain et qui suivent les candidats à boycotter la couverture jusqu’à ce que leur sécurité soit assurée ».

WalfQuotidien qualifie d’« horreur » les faits qui se sont déroulés à Tambacounda en soulignant que la violence (était) « PURe et APRe », dans l’est (allusion aux partis Pur et APR). De l’avis du journal EnQuête, avec la « tournure tragique » de la campagne électorale, c’est la « démocratie (qui est) assassinée ».

Dans L’AS, Mimi Touré, la directrice de campagne du candidat Macky Sall accuse « Abdoul Mbaye (ancien Premier ministre) et Abdoulaye Wade (ancien président de la République) d’être moralement responsables de ces violences » car ayant tenu des propos incendiaires.



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