Politique › Institutionnel

« La procédure d’information judiciaire contre lui suit son cours normal »

Le point de presse du ministre de la Communication sur la remise en liberté du ministre des Enseignements secondaires

Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a convoqué la presse le 1er avril 2014 en soirée, aux environs de 21h00, pour tenir un point de presse relatif à la libération, le même jour, du ministre des Enseignements secondaires Louis Bapès Bapès. Il a été relaché moins de 24 heures après sa mise en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé à Kondengui. Le point de presse a été bref, 3mn, sans laisser de place à une quelconque question. L’intégralité du propos du ministre de la Communication, porte parole du gouvernement.

« Le gouvernement a l’honneur de porter à la presse nationale et internationale ce qui suit : dans la journée du 31 mars 2014, M. Louis Bapès Bapès, ministre des Enseignements secondaires a été placé en détention provisoire par le juge d’instruction du Tribunal criminel spécial dans le cadre d’une procédure suivie contre lui pour détournement de deniers publics. Le 1er avril 2014, en application du pouvoir que lui confèrent les dispositions de l’article 222, alinéa premier du Code de procédure pénale, ce juge a donné main levée d’office du mandat de détention provisoire décerné à l’encontre du sus prévenu. En effet, d’après cet article, je cite : « Le Juge d’Instruction peut, à tout moment et jusqu’à la clôture de l’information judiciaire, d’office, donner mainlevée du mandat de détention provisoire. » Le juge n’obéît qu’à sa conscience, et n’a de compte à rendre à personne. Il y a lieu de rappeler que d’une part, d’après l’article 1er du Code de procédure pénale, la loi pénale s’impose à tous. Et que d’autre part, la procédure d’information judiciaire suivie contre lui suit son cours normal.

Voici la communication que je voulais porter à votre connaissance. En raison du fait que, l’affaire se trouve entre les mains de la justice, un pouvoir indépendant, jaloux de son indépendance et de ses prérogatives, il ne m’est pas permis de répondre à une quelconque question. . J’aurais bien aimé, j’aurais bien voulu le faire, mais vous comprenez que la séparation des pouvoirs n’autorise pas l’Exécutif dont je suis le représentant ici, à dire le moindre mot qui puisse interférer au niveau de ce pouvoir qui est indépendant. Je vous remercie ».

Le point de presse du ministre de la Communication le 1er avril 2014
Journalducameroun.com/Eugène C. Shema)/n

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