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La restitution de l’agrément de l’ONG Lead souffre d’une «espèce de stagnation» (Alioune Tine)

Le directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le Sénégalais Alioune Tine, a dit avoir constaté « une espèce de stagnation » depuis la requête formulée et « déposée » par l’ONG Lead Afrique francophone pour la restitution de son agrément par le ministre de l’Intérieur.« Jusqu’ici c’est une espèce de stagnation, parce que le ministre avait promis (…) de discuter et dialoguer. Le ministre leur avait demandé de faire la requête et qu’il va leur restituer l’agrément. Mais pour le moment, on en est là. On n’a pas encore un acte concret », a déclaré Alioune Tine, invité mercredi du numéro inaugural du Grand Oral d’APA (GoAPA).

La requête a été déjà « faite et déposée auprès du ministre » de l’Intérieur, et « c’est une occasion de dire au ministre Aly Ngouille Ndiaye de bien vouloir restituer (l’agrément) parce que c’est ce qui est bien pour l’image de la démocratie », a lancé M. Tine.

L’Etat sénégalais, par le biais du ministre de l’Intérieur, reproche à Lead Afrique francophone, une branche de l’organisation Enda Tiers Monde autonome juridiquement depuis 2013 dans le pays, de « participer à des opérations de financement irrégulières d’une association ne bénéficiant pas de la reconnaissance d’utilité publique ».

C’est dans ce sens qu’à travers un arrêté daté du 5 novembre dernier que les autorités sénégalaises ont mis fin aux activités de cette ONG.

A en croire Alioune Tine, Lead Afrique francophone ne finance pas ‘’Y’en a marre » –un mouvement très actif dans la défaite de l’ex-président Abdoulaye Wade– mais l’aide « à gérer correctement » son argent.

« On a parlé de 350 millions FCFA. Mais c’est quoi cette somme quand vous avez une institution et des activités ? (…) Si ‘’Y’en a marre » avait une institution et avait des capacités de gérer cet argent, peut-être que Lead ne serait pas là pour le gérer », a ajouté Alioune Tine, déplorant l’attitude du ministère de l’Intérieur sénégalais dans cette affaire.

« C’est gênant à ce que ce soit l’administration qui vient faire des arrêtés concernant des libertés fondamentales, notamment la liberté d’organisation, la liberté de réunion », a dit Alioune Tine.

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