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La révision des lois sur le bois au centre d’un atelier à Douala

Les travaux regroupent les experts de la filière bois

Au milieu des années 90, les forêts recouvraient environ 19,6 millions d’hectares, selon l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture, FAO, tandis que d’autres études ayant eu recours aux images satellitaires, avançaient plutôt le chiffre de 22,8 millions d’hectares au cours de la même période. A côté de cette bataille de chiffres, les experts indiquent que la forêt représente 43% de la superficie de notre pays, estimée à 46,5 millions d’hectares. L’importance de cette proportion a amené l’Etat camerounais à l’aube des années 90, à refléchir sur la création d’un cadre légal devant régir l’exploitation forestière, en l’occurrence le bois. A cet effet, l’on apprend que seul le gouvernement est habilité à donner des autorisations d’exploitation du bois aux résidents camerounais, ainsi qu’aux entreprises inscrites au registre du commerce. Dans le même ordre d’idée, plusieurs lois ont été adoptées selon les acteurs de la filière, réunis depuis le jeudi 26 mai 2011, à Douala, dans le cadre d’un atelier d’information et de sensibilisation sur la grille de légalité FLEGT Cameroun, et de consultation sur la relecture de la politique et la législation forestière camerounaise.

Les travaux regroupent les agents du ministère des forêts et de la faune, de la brigade nationale de contrôle, du ministère des finances, du secteur de la douane, des opérateus économiques, ainsi que des membres de la société civile. D’après Patrice Bigombe Logo, expert juriste: La politique nationale sur l’exploitation des forêts remonte aux années 90, mais la loi la plus connue et qui est d’ailleurs au centre de cet atelier, c’est la loi du 20 janvier 1994. Cette loi par exemple, plaça pour la première fois, les forêts communautaires dans une catégorie bien précise, de même qu’elle permettait au Cameroun de considérer les forêts certes comme une ressource, mais d’avantage comme un atout naturel qu’il convient de bien gérer. Pour contribuer à l’amélioration et à l’adaptation des instruments de gouvernance forestière aux normes internationales, l’atelier de Douala vise à procéder à la relecture de la politique et de la législation forestières des années 1994-1995, pour, d’une part, combler les vides juridiques constatés et, d’autre part, résoudre les insuffisances qui limitent la performance de la politique forestière camerounaise, selon les organisateurs. Les travaux s’achèvent ce vendredi 27 mai 2011.

Les experts indiquent que la forêt représente 43% de la superficie du Cameroun, estimée à 46,5 millions d’hectares
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