Société › Société

La Tabaski sous le signe de la lutte contre le terrorisme au Cameroun

La célébration de l’aïd el-kébir jeudi, par la communauté musulmane camerounaise, a été dominée par des appels contre l’extrémisme religieux, notamment la secte Boko Haram

La célébration de l’aïd el-kébir jeudi, 24 septembre 2015, au Cameroun, a été dominée par des appels contre «l’intégrisme religieux», en l’occurrence, la lutte contre la secte islamiste nigériane Boko Haram, différents prédicateurs ayant vertement fustigé des «terroristes qui prétendent servir Allah pour commettre des atrocités».

A Douala, pour permettre aux fidèles musulmans de prier dans la «paix, l’ordre et la sécurité», dans un contexte marqué par la multiplication des attentats suicides de Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord, plusieurs sites ont été aménagés à travers la ville, où il fallait montrer patte blanche pour accéder aux lieux des cérémonies.

Toutefois, la plus forte mobilisation a été observée à la place du gouvernement au c ur du quartier administratif Bonanjo, où les autorités administratives, politiques, sécuritaires sous la conduite du gouverneur de la région du Littoral se sont jointes à la communauté musulmane pour «prier pour la paix au Cameroun et dans le monde entier».

Dans son prêche, l’imam de la mosquée centrale de Douala El Hadj Mohamad Malik Farouk, nonobstant un climat d’insécurité dans l’Extrême-nord du Cameroun, a déclaré que «nous remercions Allah pour un pays de paix. Nous voulons adresser un message de remerciement, de reconnaissance parce que quand Dieu vous accorde les bienfaits, il faut le remercier.»

«Nous sommes venus en masse prier Allah pour qu’il garde notre pays et que lui-même inflige la défaite à Boko Haram, raison pour laquelle les gens ont bravé la pluie pour répondre à l’appel de Dieu», a résumé Ibrahim Arouna, un habitué de la mosquée de New-Bell, dans le deuxième arrondissement de la ville de Douala.

Les prédicateurs ont insisté sur la nécessité des chefs de familles à sensibiliser leurs enfants pour qu’ils cessent d’être «des bombes humaines au service des terroristes», alors que des attentats kamikazes sont de plus en plus perpétrés au Cameroun.

La prière marquant la fête de la Tabaski, c’est aussi cette forte présence des représentants des églises chrétiennes, avec une présence des prêtres de l’archidiocèse de Douala et des pasteurs des églises protestantes.

Une manière de «communier ensemble comme Dieu nous le recommande lui-même», a déclaré l’imam, pour que cette «mobilisation de tous les Camerounais sans distinctions d’appartenance politique, ethnique ou religieuse est un signe annonciateur de la victoire totale sur la nébuleuse Boko Haram».

Des moutons égorgés à l’occasion de la fête du sacrifice.
Droits réservés)/n


À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé