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Lac Nyos: Les japonais au chevet du Cameroun pour prévenir d’autres éruptions

Ce nouveau partenariat s’étend sur 5 ans

La gestion de la catastrophe du lac Nyos survenue dans la nuit du 21 août 1986, ne semble pas satisfaire les camerounais jusqu’à nos jours. Certains interrogés estiment que l’Etat « a fait ce qu’il pouvait », mais « jusqu’aujourd’hui, les personnes qui avaient été délocalisées, ne sont toujours retournées sur leur terre », poursuivent d’autres. En effet, après plusieurs essais, il avait fallu attendre fin janvier 2001, soit 15 ans après, pour qu’un groupe de scientifiques démarrent effectivement l’opération de dégazage du lac Nyos. Ces scientifiques de nationalité camerounaise, française, américaine et japonaise, avaient mis sur pied, un dispositif visant à extraire le gaz, en enfonçant les tuyaux à plus de 200 mètres sous le lac. L’opération devait durer plusieurs années, les spécialistes espérant venir à bout des 300 millions de mètres cubes de gaz toxique enfouis sous le lac Nyos. Le dégazage du lac Monoun quant à lui, avait démarré en 2003 et les experts internationaux devaient éliminer environ 100 millions de mètres cubes de gaz, dont le taux de saturation était de 97% selon ces scientifiques.

Prévenir d’éventuelles catastrophe
Que ce soit le lac Nyos ou encore le lac Monoun, l’on n’a pas fini d’en entendre parler. Il y’a environ une semaine, le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation, avait reçu en audience à Yaoundé, une délégation de scientifiques japonais pour cogiter autour du projet baptisé : Mécanisme de recharge des lacs Nyos et Monoun en fluide d’origine magmatique et atténuation des séismes naturels au Cameroun. Projet qui vise à prévenir les éventuelles émissions de gaz des lacs de notre pays. Ce qui pourrait faciliter le retour des populations sur leur terre. Experts camerounais et japonais vont s’atteler à trouver les stratégies relatives au renforcement des efforts déjà fournis par le gouvernement et son partenaire international sur place, pour poursuivre et renforcer le barrage établi pour retenir le gaz. Ce nouveau partenariat s’étale sur 5 ans, et le gouvernement japonais va injecter la somme de deux milliards de F CFA dans la réalisation dudit projet.

Image d’illustration

Journalducameroun.com)/n

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