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L’actualité politique s’impose à la Une des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce jeudi s’intéressent à divers sujets d’actualité, notamment le retrait du PPS de la coalition gouvernementale, la scène politique et l’état de la santé publique.+Assabah+ écrit que la décision du retrait du PPS du gouvernement semble avoir fait des heureux. Le chef du gouvernement s’est, en effet, dit satisfait de ce départ. Il aurait même affirmé aux autres membres de la majorité que cette nouvelle donne allait faciliter la réduction du nombre des ministres de 40 actuellement à 25 dans le prochain remaniement.

Le nouveau gouvernement, souligne le quotidien, sera formé de cinq grands pôles. Chaque pôle comptera cinq ministères, en regroupant plusieurs départements en un seul. C’est ainsi, par exemple, que les départements de la Culture, de la Communication et de la Jeunesse seront fusionnés en un seul ministère. La gestion des Sports sera confiée aux fédérations nationales de manière autonome.

D’après le journal, ce ministère devrait revenir au RNI et devrait être dirigé par Mustapha Baitas. Le parti devrait également se charger du ministère de la Santé et ce sera Nabila Rmili, qui chapeaute l’organisation des professionnels de la Santé au sein du parti, qui devrait en prendre la tête.

Dans cette même logique, les ministères de la Fonction publique, des Affaires générales du gouvernement et des Relations avec le Parlement seront regroupés dans un ministère délégué pour lequel trois partis, le PJD, le MP et l’USFP sont en compétition.

Quant aux départements de l’Emploi, de la Famille, de la solidarité et du développement social, ainsi que celui de l’Artisanat, ils seront regroupés dans un seul ministère qui devrait revenir à une femme du PJD, autre que Bassima Hakkaoui. Le ministère chargé des MRE et de la migration sera, lui, intégré dans celui des Affaires étrangères et son titulaire, Abdelkarim Benatiq, aura la charge d’un autre ministère.

+Assabah+ commente : C’est la fin d’une «alliance hybride». Cependant, d’après ce quotidien, le secrétaire général du parti, Nabil Benabdellah, refuse de lier ce départ « définitif et irrévocable » à l’opération de répartition des sièges dans le cadre du futur remaniement. Citant toujours son secrétaire général, le quotidien affirme que le PPS quitte le gouvernement parce qu’il ne veut plus faire partie d’une « majorité très faible et hétérogène ». En réalité, affirme le quotidien, c’est l’architecture du gouvernement telle qu’elle lui a été présentée par le chef du gouvernement qui a mis le parti en rogne et l’a poussé à prendre cette décision.

Evoquant le départ du PPS du gouvernement, le quotidien+Al Akhbar+ annonce la fin d’un « mariage de jouissance » par le divorce entre les « frères » et les « camarades ». Le journal affirme que la raison de ce départ vient de la nature de l’offre qui lui a été faite par le chef du gouvernement.

Dans la nouvelle configurant de l’Exécutif, le PPS devait, en effet, prendre en charge le portefeuille de l’Emploi qui devrait être dirigé par le ministre sortant de la Santé, Anass Doukkali. Le parti a rejeté l’offre bien que, lors de la réunion de son bureau politique, plusieurs membres se soient opposés de toutes leurs forces à cette décision.

Abordant la scène politique, +Al Bayane+ estime qu’il est bien évident que l’actuel mandat du gouvernement s’avère le plus faible de ses précédents.

En dépit des grands chantiers qui placent le pays parmi les plus émergents, les franges populaires ne bénéficient guère des retombées de ces prouesses, juge l’auteur de l’article, notant que c’est au niveau de la gouvernance que cela continue à grincer.

Face à tous ces dysfonctionnements, le vivre-ensemble nécessaire pour une solidarité au service des causes suprêmes se montre de plus en plus invivable, poursuit le journal, soulignant que le nouveau modèle de développement auquel aspire le pays ne peut se faire dans ces conditions de tiraillements intestins, en matière de gestion publique.

« Santé malade », titre +Aujourd’hui le Maroc+ pour commenter la situation de certains CHU et hôpitaux, notant que souvent les responsables sont dépassés par la demande et les moyens pas assez suffisants pour répondre aux besoins exprimés.

« Notre santé publique est ainsi malade en raison de ses innombrables soucis et problèmes », écrit-il, estimant qu’il faut donc une stratégie nouvelle et des solutions innovantes à la pointe de la technologie pour résoudre cette équation.

Pour sa part, +l’Économiste+ salue les efforts du Haut Commissariat au Plan (HCP) visant à ouvrir un peu plus ses bases de données publiques.

La valeur ajoutée de l’information réside dans son analyse, sa catégorisation, son classement avant de l’être dans son stockage. Un objectif que le HCP ne peut réaliser sans s’adosser à d’autres expertises.



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