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L’Afrique tire les leçons de sa Coupe du Monde

Les sélectionneurs et directeurs techniques des 53 associations africaines membres étaient réunis au Caire du 13 au 15 octobre 2010

L’ordre du jour de cette réunion concernait les enseignements à tirer d’Afrique du Sud 2010. Issa Hayatou, président de la CAF et vice-président de la FIFA, a profité du discours inaugural qu’il a prononcé lors de la cérémonie d’ouverture pour féliciter l’Afrique du Sud du grand succès qu’a été son organisation de la plus grande des compétitions de football. « Il va sans dire que nous devons ce succès à l’Afrique du Sud. La présence de Nelson Mandela en finale a été plus que symbolique. Ce succès est le vôtre, vous qui vous battez chaque jour pour améliorer la qualité de notre football », a déclaré le Président Hayatou.

Parmi les officiels était également présent Jean-Paul Brigger, directeur du Groupe d’Etudes Techniques de la FIFA, qui a tenu une passionnante conférence sur les tactiques victorieuses lors d’Afrique du Sud 2010. Entre autres observations importantes, il a noté que le niveau moyen de toutes les équipes présentes lors de la Coupe du Monde de la FIFA avait augmenté. « Il n’existe plus de petites équipes », a-t-il souligné. « Votre travail à tous est très difficile, la compétition est féroce de nos jours. Vous devez jouer chaque match et affronter chaque adversaire en étant à votre meilleur niveau. » Pour la première fois, six équipes africaines ont participé à la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA. Les représentants de ces nations -Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria et Afrique du Sud – se sont réunis pour un débat en public afin de partager avec l’ensemble des nations africaines les enseignements qu’ils ont pu tirer de la grande fête du football mondial.

La confiance règne chez les Black Stars
Le Ghana, meilleure équipe africaine de la compétition, était représenté par son directeur technique, Francis Oti-Akenteng, et le nouveau sélectionneur Stephen Appiah, qui a insisté sur l’importance de la discipline et du fait d’intégrer de jeunes joueurs en sélection. « Tout comme beaucoup d’équipes africaines, le jeu de notre équipe était centré sur un joueur d’exception. Mais lorsque Michael Essien s’est blessé, nous avons dû revoir nos plans. Notre sélection U-20 venait de remporter la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, nous avons donc choisi de miser là-dessus. Comme les jeunes joueurs ont besoin de confiance et de beaucoup d’encouragements pour compenser leur manque d’expérience, c’est sur ce point que nous avons plus particulièrement insisté. La discipline a aussi été un point très important et nous avons été très clairs sur le fait que la notion de titulaire n’existait pas chez nous et que nous ne faisions pas de distinction entre les supposés grands joueurs et les autres. »

Du côté des Bafana Bafana, Pitso Mosimane, qui était l’adjoint du sélectionneur Carlos Alberto Parreira, a expliqué que l’avantage de jouer à domicile n’avait pas été suffisant. « Nous savions que nous n’étions pas la meilleure équipe du tournoi, alors il fallait trouver quelque chose pour prendre le dessus. Nous avons fait en sorte d’être l’équipe la plus au point physiquement de toute la Coupe du Monde et nous nous sommes appuyés sur nos forces : notre solidarité, notre fraicheur physique, le fait que nous organisions la compétition et, bien sûr, le soutien de nos supporters. » Abdel Moneim Hussein Shatta, le directeur du développement du football de la CAF, a affirmé que l’organisation d’un tel symposium était très importante et qu’il était possible d’en tirer de nombreux avantages, exprimant le souhait de voir s’organiser davantage de réunions de ce genre. « Réunir tous les sélectionneurs et directeurs techniques est une excellente idée, parce que les représentants de ces deux fonctions ont une certaine tendance à entrer régulièrement en conflit et il est dans le meilleur intérêt de ce sport qu’ils se rencontrent et réalisent qu’ils ne sont pas une menace l’un pour l’autre », a-t-il expliqué à FIFA.com. « Au contraire, ils sont en réalité complémentaires et ce symposium devrait les aider à s’en rendre compte. Je souhaite que ce symposium ait lieu plus souvent qu’une fois tous les quatre ans après la Coupe du Monde. »

6 équipes africaines ont participé à cette coupe du monde 2010
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