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L’ambassadrice de France au Cameroun a effectué une visite à Maroua

Christine Robichon a effectué un déplacement dans la région de l’Extrême Nord pour s’enquérir de la situation de son compatriote enlevé

Christine Robichon, ambassadeur de France au Cameroun a effectué une descente dans la ville de Maroua dans l’Extrême-Nord le samedi 16 novembre dernier. Objectif, rechercher les voies et moyens pour retrouver l’Abbé Georges Vandenbeusch, curé de la paroisse notre Dame du Rosaire de Nguetchewe dans l’arrondissement de Mayo-Moskota, département du Mayo-Tsanaga, enlevé. Le prêtre a été enlevé la nuit de mercredi à jeudi 14 novembre dernier autour de 23 h 30 par des ravisseurs non identifiés qui l’auraient emmené de l’autre côté de la frontière Cameroun-Nigeria. La rencontre de la diplomate française avec le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord quelques heures après son arrivée à Maroua, a sans doute été le point d’orgue de cette visite de travail. Une réunion qui s’est tenue à huis-clos et à laquelle a pris part l’état-major du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord constitué des responsables régionaux de la police, de la gendarmerie de l’armée et ceux du 1er BIR, (Bataillon d’intervention rapide). Après cette séance de travail, Christine Robichon a tenu une autre réunion avec ses compatriotes vivant dans cette région: une communauté d’environ quinze personnes.

Pour rappel, Georges Vandenbeusch, curé de la paroisse de Nguetchewe, se trouvait près de Koza dans l’Extrême-Nord du Cameroun, à 30 kilomètres de la frontière avec le Nigeria. Cette zone, classée en zone rouge par le centre de crise du ministère des Affaires étrangères, était formellement déconseillée du fait du risque terroriste et du risque d’enlèvement », a déclaré le porte-parole du Quai d’ Orsay, Romain Nadal. En connaissance de cause, le père Georges avait fait le choix de demeurer dans sa paroisse pour l’exercice de sa mission, a ajouté Romain Nadal. Des recherches sont en cours pour vérifier les circonstances de son enlèvement et l’identité des ravisseurs. « Nous mettons tout en uvre, en lien avec les autorités camerounaises, pour obtenir sa libération », a précisé le porte-parole.


africapresse.com)/n
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