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Lancement de l’opération «vacances sans SIDA» dans l’Adamaoua

66 pairs éducateurs ont été sélectionnés pour sensibiliser environ 20 000 jeunes répartis dans 35 quartiers

17% de taux de séroprévalence en 2000, 6% de séroprévalence en 2004, 5,1% en 2010, la lutte contre le VIH/SIDA doit se poursuivre sur l’ensemble du territoire camerounais. Une amélioration qui mérite d’être saluée à sa juste valeur et qui devrait constituer une motivation supplémentaire pour intensifier la bataille contre la pandémie du siècle. Et comme on le sait, dans la lutte contre le VIH/SIDA, il ne peut y avoir de lutte réelle sans implication des femmes et des jeunes qui sont à n’en point douter les couches sociales les plus touchées, soit 170 femmes contre 100 hommes et 14 filles contre 10 garçons.

Pour la soixantaine de jeunes qui ont été choisis pour réaliser les résultats attendus par le groupe technique régional de lutte contre le VIH/SIDA dans l’Adamaoua, ils ont quatorze jours pour réaliser 20 000 causeries éducatives et entretiens individuels, afin de permettre à leurs pairs de se faire dépister. Cette vaste opération qui est placée cette année sous le thème «jeune fille, fais-toi dépister au VIH» et dont le coup d’envoi vient d’être donné dans l’Adamaoua fait suite au lancement officiel par le ministre de la santé le 19 août 2010 au palais des congrès de Yaoundé. Pour le choix du thème, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les statistiques, parmi les 6407 jeunes dépistés au cours de ces trois dernières années, 152 étaient séropositifs dont 19.23% de jeunes filles contre 16.23% de jeunes garçons. C’est pourquoi, l’engagement des pouvoirs publics à lutter sans merci contre le VIH/SIDA a été rappelé à ces jeunes gens.

Prenaient part à cette cérémonie qui avait pour cadre le centre de promotion de la femme et de la famille de Ngaoundéré, tous les responsables de santé, les partenaires au développement dans la région de l’Adamaoua, des centaines de paires éducateurs, y compris les forces du maintien de l’ordre et une pléiade de chefs traditionnels à la tête desquels Sa Majesté Mohamadou Hayatou Issa. En sa qualité de chef traditionnel et spirituel et compte tenu de son rôle de relai des pouvoirs publics, ce dernier a été appelé à ne ménager aucun effort pour la communication et la sensibilisation pour un changement de comportements efficient et durable. Reste à redouter l’inaccessibilité et l’indisponibilité de la population musulmane surtout en cette période de jeûne du Ramadan.

Image d’illustration
journal du Cameroun)/n


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