Politique › Institutionnel

L’armée a libéré 15 otages camerounais enlevés par des rebelles centrafricains

La nouvelle a été communiquée mercredi par la présidence de la République. Le prêtre polonais Mateusz Dziedzic a également retrouvé la liberté

L’armée a libéré 15 otages camerounais enlevés par des rebelles centrafricains à l’Est, dans la nuit de mardi à mercredi, selon un communiqué de la présidence de la République, lu en début de journée ce 26 novembre sur la radio publique nationale. Les forces de défense camerounaises ont également libéré le prêtre polonais Mateusz Dziedzic, enlevé le 12 octobre dernier en Centrafrique, rapporte ce communiqué signé du secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh.

Le communiqué précise par ailleurs que le président de la République salue les acteurs impliqués dans cet heureux dénouement, tout particulièrement «la contribution appréciable de son excellence Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo et médiateur dans la crise centrafricaine». Comme un hasard de calendrier, Paul Biya a reçu hier au Palais de l’Unité un envoyé spécial congolais, le directeur de cabinet de Denis Sassou Nguesso, Firmin Ayessa. L’annonce de la présidence intervient au lendemain de cette audience.

Les 15 ex-otages camerounais avaient été enlevés à Garoua-Boulaï, localité frontalière de la RCA, à l’Est du pays, au cours d’incursions menées par des rebelles centrafricains. Deux rapts effectués par ces rebelles avaient été médiatisés, notamment celui survenu le 20 septembre et l’autre le 24 octobre de l’année en cours. Huit personnes avaient été prises en otage au cours du premier enlèvement et une demi-dizaine au cours du second.

Les enlèvements de camerounais et celui du prêtre polonais avaient tous été revendiqués par les rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Ce groupe rebelle créé par Abdoulaye Miskine, revendiquait le libération de leur chef, qui aurait été détenu depuis plus d’un an à Yaoundé. En mai 2014, les combattants du Fdpc avaient enlevé 18 Camerounais dans un bus de transport public à Yoko-Siré, localité située à 08 Km de Garoua Boulaï, en exigeant toujours la libération d’Abdoulaye Miskine.

Le communiqué de la présidence de la République n’indique pas les conditions dans lesquelles les otages ont été libérés, et s’il y a eu une éventuelle contrepartie. Il indique tout juste que le chef de l’Etat félicite les forces de défense et de sécurité et «réitère sa détermination à continuer à promouvoir la résolution pacifique des crises et des conflits dans la sous-région et à uvrer sans relâche à la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité du Cameroun. »


DR)/n

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