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L’armée repousse Boko-Haram sur plusieurs fronts dans le nord

Ngouma, Sagmé, Ardébé, Damboré, Soueram, Amchidé, Limani, Bankim ; la semaine écoulée a été marquée par de nombreuses tentatives d’incursions de la secte islamiste

Depuis le 6 décembre 2014, l’armée camerounaise a mené des opérations dans les localités de Ngouma, Sagmé, Ardébé, Damboré et Soueram, situées au voisinage du Lac Tchad, dans la région de l’Extrême-Nord, rapporte un communiqué du ministre de la Communication rendu public vendredi, 12 décembre Ces opérations l’ont été sur la base «de renseignements indiquant la présence de milices du groupe terroriste «Boko-Haram», relève le communiqué.

«Les opérations menées par nos forces de défense camerounaises sur la base des renseignements reçus, ont duré quatre jours et fait sept tués et vingt-cinq capturés du côté des terroristes, sans compter ceux qui se seraient noyés après s’être jetés dans le fleuve El-Béid au cours de leur fuite. Plusieurs matériels militaires ont également été saisis lors de l’offensive des forces camerounaises. Aucune perte n’est à noter du côté du Cameroun», informe Issa Tchiroma.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement fait savoir qu’une autre attaque, à Amchidé et Limani plus au sud, menée avec un véhicule blindé et une artillerie lourde a été repoussée de manière «appropriée».

La secte nigériane Boko-Haram aurait encore tenté de mener une incursion, via la frontière Cameroun-Nigéria, dans l’arrondissement de Bankim, localité située dans le département du Mayo Banyo, région de l’Adamaoua. «Plus d’une vingtaine de véhicules ont été détruits avec leurs occupants dont on ignore pour le moment le nombre exact. Deux blessés ont été enregistrés du côté de nos forces de défense», peut-on noter dans le texte.

L’agence Xinhua rapporte pour sa part, dans un article publié le 12 décembre dernier, qu’une centaine de membres de Boko-Haram auraient été tués au cours d’une attaque menée à Amchidé jeudi soir.

Selon des informations officielles, l’armée camerounaise a engagé plus de 6000 hommes sur le terrain afin de juguler la menace terroriste que constituent les incursions à répétition de Boko Haram au Cameroun, à travers les frontières que le pays partage avec le Nigéria, dans l’Extrême-Nord. Le Parlement camerounais a par ailleurs récemment voté une loi réprimant les actes terroristes, justifiée essentiellement par la situation sécuritaire dans le nord.

Un soldat camerounais, lors d’une patrouille à Dabanga, dans l’extrême nord du Cameroun le 17 juillet 2014
AFP/ Reinnier Kaze)/n

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