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L’article 66 de la constitution ou la clé d’un nouveau départ et de la réconciliation nationale au Cameroun

Par Jean-Claude Ndjamen, Journaliste/Ecrivain

L’Art 66 de la Constitution camerounaise stipule que: « Le Président de la République, le 1er Ministre, les membres du gouvernement et assimilés, le président et les membres du bureau de l’Assemblée Nationale, le président et les membres du bureau du Sénat, les Députés, les Sénateurs, tout détenteur d’un mandat électif, les Secrétaires Généraux des ministères et assimilés, les Directeurs Généraux des entreprises publiques et parapubliques, les Magistrats, les personnels des administrations chargées de l’assiette, du recouvrement et du maniement des recettes publiques, tout gestionnaire de crédits et des biens publics, doivent faire une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction.

Une loi détermine les autres catégories de personnes assujetties aux dispositions du présent article et en précise les modalités d’application.»

Cet article mériterait si le Cameroun souhaite se donner les moyens d’un nouveau départ, s’une véritable réconciliation nationale, tournant ainsi le dos à la grande corruption qui grippe tous les fondamentaux de son développement, d’être inséré dans le code électoral en vue des élections de 2018. Un peuple dynamique, c’est d’abord le fruit de sa confiance dans les hommes et les femmes qui le gouvernent pour ainsi dire dans les institutions. Il serait alors aisé en interrogeant les biens des différents candidats à la présidentielle de 2018 d’analyser leur propre moralité. On pourrait aisément juger de leur fortune à partir de leurs activités; à dessein ceci permettrait peut-être de commencer à faire un tri.

L’autre avantage de l’introduction de cette loi dans le code électoral est que toutes les catégories de personnalité citées par cet article comme devant faire l’inventaire de leurs biens y seraient bien obligées, le président de la république ayant prêché par l’exemple avant même son élection. Cette mesure doit faire partie des réclamations de l’opposition camerounaise si tant est que ses leaders ne sont pas aussi des corrompus, que leurs avoirs proviennent d’activités saines et que leur fortune est quantifiable et objectivement approuvé.

Le Cameroun ne sera pas un chaos après des années d’amateurisme ou de légèreté qui ont conduit à la distraction massive des fonds devant servir à son développement. Il est évident qu’une certaine confiance dans les valeurs incarnées par ceux qui seront appelés à gouverner peut entraîner une très forte croissance du fait du dynamisme avéré du peuple camerounais et transformer ce pays en un vaste chantier au soir de l’élection présidentielle de 2018. Un pays pardonne toujours à ses enfants et il n’est pas exclu que si les gens qui ont spolié le pays venaient à faire leur mea culpa devant le peuple, s’ils venaient à s’engager à revoir leurs manières de faire et d’agir, les Camerounais le leur pardonneraient et ensemble ils trouveraient le chemin de l’épanouissement, un nouveau départ véritablement. En tout cas, ceci demeure un v u.


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