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Laurent Laudu, responsable Sage-Cameroun revient sur les deux salons tenus à Yaoundé et Douala

«Sage export progresse en moyenne de l’ordre de 15 à 20 % par an sur ses marchés»

Qu’est-ce qui justifie la tenue du premier Salon de la gestion Sage au Cameroun?
Comme j’ai pu le proposer à nos clients et à nos experts, nous avons au Cameroun de nombreux utilisateurs des solutions Sage et jusqu’à lors nous n’avions pas organisé de grand salon de cette envergure afin de les rencontrer et de leur proposer toutes les nouveautés de différentes gammes de produits Sage, l’objectif étant de créer une relation plus étroite entre nos clients et l’éditeur, en incluant une partie essentielle qui est notre réseau de partenaires agréés, qui, au cours de ce salon, dans les ateliers, vont pouvoir présenter les solutions de gestion Sage, faire des démonstrations, discuter avec nos experts et nos clients sur la problématique de gestion, sur leurs investissements futurs, et au besoin sur les problèmes de formation à nos outils. On s’aperçoit aussi depuis de nombreuses années qu’il y a des problème de formation pour les utilisateurs des produits Sage ; nous avons donc la nécessité de monter en compétences de nombreux consultants parmi nos partenaires, pour pouvoir optimiser l’utilisation de nos produits et ensuite de pouvoir indirectement optimiser toute la gestion des entreprises du Cameroun

Beaucoup pensent que vos produits ne sont pas adaptés aux conditions législatives et juridiques locales. Qu’en dites-vous?
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre rumeur. Je pense que c’est plus une rumeur qu’autre chose. Il faudrait éventuellement détecter l’origine de cette rumeur. Nos produits sont totalement adaptés à la législation de la zone Cémac et à la législation du Cameroun, tant sur la partie paie – RH que sur la partie gestion des comptabilités, puisque nous sommes sous norme Ohada. Nous avons aussi par ailleurs une veille légale en France avec un service de consulting qui, de façon régulière, communique avec les différents gouvernements de la zone, afin de pouvoir mettre à jour de façon optimisée nos progiciels et de mettre à disposition les produits totalement adaptés à l’environnement légal et normatif, mais également aux métiers de nos clients. L’objectif est de proposer le produit le mieux adapté.

Selon une autre opinion, les produits Sage ne sont pas accessibles aux entreprises moyennes?
Ça ne me surprend pas. Mais si on regarde et on analyse ensuite la segmentation de nos clients, on s’aperçoit que nous avons 90 % des clients utilisateurs de la gamme Sage. Ce sont des produits effectivement dédiés aux petites et moyennes entreprises ; mais ces entreprises ont des capacités d’investissements financiers qui leur permettent d’adapter, d’accueillir et de se former à ces produits. Aujourd’hui, nous nous apercevons que nous avons des gammes sous représentées, comme la gamme Sage petites entreprises ou Sage 30, qui correspondent totalement aux besoins des entreprises du Cameroun. Mais, elle n’a pas été mise suffisamment en exergue par notre réseau de distribution. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, on veut subvenir aux besoins de petites entreprises du Cameroun.

Quelles projections de ventes à moyen et moyen termes au Cameroun?
Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, Sage export progresse en moyenne de l’ordre de 15 à 20 % par an sur ses marchés. Deux raisons justifient cette progression. La raison principale est que nous travaillons effectivement sur le continent africain ou les DOM – TOM sur des marchés qui sont «en retard » par rapport aux autres marchés américains ou européens. On rattrape un petit peu le temps. La deuxième chose est que nous avons mis en uvre un réseau de distributeurs depuis une quinzaine d’années. On a transféré la compétence auprès de nos partenaires, et petit à petit, ces partenaires commencent à voir la quintessence de leurs investissements en multipliant les ventes, en ayant une relation de proximité avec leurs clients. Le résultat de tout cela, c’est une augmentation profonde. Quant à nos perspectives, je pense qu’on va rester dans notre domaine de prédilection, qui est l’entreprise PME et la grande ou moyenne entreprise. Par opportunité, nous irons probablement essayer de convaincre un certain nombre de grandes entreprises internationales de saisir notamment nos solutions.

Quelles sont les dispositions prises par Sage pour éviter la contrefaçon dans la zone Cémac et le Cameroun en particulier?
Effectivement, nous subissons aussi les problématiques de contrefaçon. Nous avons 30 à 40 % des utilisateurs du continent africain qui utilisent des produits Sage en contrefaçon de manière illicite. Nous faisons des campagnes de sensibilisation en passant un message plutôt positif auprès de ces utilisateurs, en leur disant qu’ils peuvent avoir des progiciels à des prix non excessifs. Il serait pour eux bien venu de régulariser leur situation auprès de nos partenaires pour une utilisation légale et optimisée des logiciels. Depuis quelques années nous avons mis des verrous technologiques dans nos produits. Ce qui évite l’utilisation abusive de nos produits.

Laurent Laudu, responsable Sage-Cameroun
Journalducameroun.com)/n


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