Culture › Musique

Lawal Band: Une bande à suivre de près

Le groupe camerounais vient de présenter son premier album, «Black Nature»

L’album est sorti le 1er mai 2010. Rassurez-vous, Cela n’a rien à voir avec ce qui fait l’actualité au pays ce mois là, le cinquantenaire des indépendances. Les quatre jeunes camerounais ne savent rien de la politique, si ce n’est leur politique musicale entière ment tournée vers leurs origines. Ils viennent tous de divers horizons. De Melong à Sangmélima en passant par Banganté ou Njombé, Lawal Teng’si, Pascal Mefo’o, Vicky Mandjawa et Mimi Yvy ont réussi à former un ensemble. Mieux, un bloc. Le premier est guitariste et chanteur, le deuxième est chanteur et percussionniste. Les deux jeunes femmes qui les accompagnent sont choristes. Le quatuor naît en 2005 avec pour ambition de présenter une musique capable de faire le tour du monde, tout en préservant les acquis culturels de leur terroir. En d’autres termes, l’envie de puiser dans nos sources ce qu’il y a d’original dans notre musicalité, l’envie de promouvoir l’identité culturelle de notre peuple à travers le monde entier, la hargne de relever le défi du fonctionnement des autres groupes. avouent-ils

Afro New-Jazz
Depuis cinq ans donc, le groupe travaille à imposer cette vision de l’art musical. Pour cela, les quatre jeunes ont fabriqués leur arme qu’ils appellent l’Afro New-jazz. Une nouvelle façon de faire du jazz à la sauce africaine martèle avec sourire le chanteur principal, Lawal Teng’si. Un mélange de Bikutsi, de Bendskin, de Magambeu, du Bolobo, et du Meteu’h. Les textes à l’image de leurs origines naviguent entre le Guemba, langue parlée dans les Haut plateaux à l’Ouest du pays, le Medumba du Ndé, le Bulu parlé dans le Sud Cameroun, mais aussi le français et l’anglais. Ce qui ne trahit pas la volonté du groupe de rester lui-même quoi qu’ouvert sur le monde. Dans une belle harmonie, les textes s’accompagnent de multiples instruments et seuls les mélomanes avertis ont jusqu’ici pu distinguer entre guitare acoustique, djembé, calebasse, bouteilles et autres percussions qui s’entremêlent pour produire le son original du Lawal Band.

Premier album
C’est un recueil de thèmes exaltants de la société. A travers ses neuf titres, plus un remix, Black Nature parle notamment d’amour (Emmène-moi), d’amour du prochain (Len Nia), de haine, de commérage (L’on ne sait pas tout), de l’espoir malgré la souffrance (Souffrir n’est pas mourir) et aussi le très évocateur sujet des voleuses de maris (Nihi Ndouma). De belles notes qui invitent certes au bonheur, mais aussi à un questionnement de chacun sur son rôle dans cette société faite de détours. L’album a bénéficié de la collaboration entre autres de Neimro Kwamé, Blaise Essame, Calvin Yug et Alain Oyono. Les ambitions du Lawal Band sont grandes, très grandes d’ailleurs, mais comme on dit au pays, c’est petit à petit que l’oiseau fait son nid. Il prépare une tournée nationale baptisée Lawal Band Tour pour la fin d’année 2010.

Le groupe Lawal Band
Journalducameroun.com)/n


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