L’opération de mise à jour de la base cartographique vient d’être stoppée du fait de la menace qui pèse sur les régions septentrionales du Cameroun, indique-t-on au Bureau central des recensements
L’opération de mise à jour de la base cartographique, dans la perspective du 4ème recensement général de la population et de l’habitat du Cameroun, vient d’être stoppée au Cameroun du fait de la menace terroriste qui pèse sur les régions au Nord du pays, apprend-t-on auprès des services compétents du Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP).
Après la phase de renforcement de ses capacités institutionnelles et des capacités techniques de ses cadres intervenue en 2014, cette institution publique avait en effet prévu, au cours du second semestre de l’année en cours, d’engager l’un des tournants les plus importants de ladite opération.
«On ne peut pas, en l’état actuel des choses, prendre le risque de déployer des équipes dans ces régions où la secte islamiste Boko Haram multiplie les exactions», a expliqué un cadre du BUCREP sous le sceau de l’anonymat.
Cette opération devrait en effet permettre au Bureau d’exploiter et d’interpréter des images satellitaires et/ou des photographies aériennes comme base pour la pré-identification des entités géographiques ainsi que le pré-découpage des limites des zones de dénombrement permettant l’allègement du travail sur le terrain.
Elle devrait aussi fournir des informations actualisées, sous forme de fonds de cartes directement exploitables dans un système d’information géographique (SIG) de manière à rentrer, de manière efficace, dans la cartographie censitaire du 4ème recensement démographique.
Financé par le gouvernement avec l’appui des partenaires au développement, le 4ème recensement général de la population et de l’habitat du Cameroun (2013-2018) ambitionne de dresser l’état, la structure, la distribution spatiale et l’évolution de la population dans le temps.
Après les travaux préparatoires, le recensement pilote, son programme d’exécution prévoit la cartographie censitaire, le dénombrement principal, l’enquête post-censitaire, l’exploitation des questionnaires, l’analyse des données, la publication et la dissémination des résultats, la sensibilisation ainsi que la coordination technique et administrative.
Selon les statistiques du BUCREP, le Cameroun, qui compte 22,179 millions d’habitants en 2015, en avait 17,463 10 ans plus tôt, 10,493 millions en 1987 et 7,663 en 1976.

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