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Le Cameroun adopte un manuel de procédure pour la protection des enfants

Il a été présenté hier à Yaoundé par le ministère des Affaires sociales

Le ministre des Affaires sociales (Minas), Catherine Bakang Mbock, a présenté le 29 avril 2014 à Yaoundé, le manuel de procédure de la chaine de protection des enfants au Cameroun. Elle a tenu à préciser que ce guide ne remplace pas les procédures judiciaires pour l’adoption des enfants mais qu’il se présente plutôt comme un manuel pour les autres intervenants en périphérie autour de la protection sociale de ces êtres vulnérables. Il donne les informations indispensables pour les actions à poser au contact d’un enfant en détresse, abandonné, et les personnes à contacter.

Le guide présenté hier par le Minas se veut utile pour les agents des hôpitaux, gendarmerie, services de police, personnes physiques ou morales, qui pourraient se trouver en contact avec un enfant en détresse. Catherine Bakang Mbock a utilisé de nombreux exemples pour montrer le bien-fondé de ce document. « Si vous retrouvez un bébé devant votre porte, qu’est-ce que vous devez faire ? Nous vous donnons les indications : il faut déjà aller à l’hôpital, vous assurer que vous êtes par ailleurs allé au commissariat de police, etc. Et l’officier, on lui indique également, dans le cadre de la protection de l’enfant, les activités et les actes » qu’il devrait immédiatement poser en pareille situation.

Pour des personnes qui accueillent des membres de leur famille (cousins, neveux par exemple) chez eux sans formalités judiciaires, Catherine Bakang Mbock a également précisé que ce guide les concerne. « Comment pouvez-vous avoir un enfant, un neveu, dans votre maison qui n’a pas d’acte de naissance ? » a questionné le Minas. Catherine Bakang Mbock a enfin indiqué que ce manuel de procédure permet au Cameroun d’être en harmonie avec les principaux instruments juridiques internationaux en matière de protection des droits de l’enfant notamment la convention des Nations-Unies relative aux droits de l’enfant, qui a été adopté et ratifié en 1993 ; et la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant, adoptée en juillet 1990.


diplomatie.belgium.be/)/n


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