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Le Cameroun affirme son soutien au Nigéria pour lutter contre Boko Haram

Le ministre des Affaires Etrangères, Pierre Moukoko Mbonjo, a pris part jeudi à Londres à une réunion interministérielle sur la sécurité au Nigéria

Les puissances occidentales et des pays africains se sont entendus, jeudi à Londres, pour mettre en uvre une série de missions multinationales destinées à réprimer Boko Haram et libérer les lycéennes nigérianes enlevées. Les accords ont été conclus lors d’une rencontre ministérielle sur la situation sécuritaire au Nigeria, présidée par le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague et réunissant ses homologues camerounais, tchadien, nigérien et nigérian, ainsi que des représentants du Bénin, de l’Union européenne, de la France, du Canada, des Etats-Unis, des Nations Unies et de l’Union africaine.

« Nous réaffirmons notre engagement fort et uni dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Nigeria et dans la région. Nous condamnons dans les termes les plus fermes la série d’atrocités perpétrées par Boko Haram et d’autres groupes », ont déclaré les ministres dans un communiqué publié à l’issue de la rencontre organisée en marge du Sommet mondial pour mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits.

Le Nigeria, le Tchad, le Bénin, le Niger et le Cameroun ont confirmé qu’ils mettront en place une Unité fusionnée du renseignement régional afin de recueillir tous les renseignements disponibles et resserrer l’étau sur Boko Haram, tandis que la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France fourniront l’expertise technique nécessaire, selon le communiqué. Le Nigeria et ses voisins sont engagés à renforcer la coopération entre pays de la région afin de libérer les lycéennes enlevées et défaire Boko Haram, selon la même source.

Boko Haram, une secte violente qui tente d’intégrer la charia islamique dans la constitution du Nigeria, orchestre des attaques meurtrières à travers le pays depuis 2009. La secte a récemment revendiqué l’enlèvement de plus de 200 lycéennes perpétré à la mi-avril dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du pays.

« L’enlèvement des lycéennes était un terrible rappel des ravages causés par Boko Haram à des femmes à travers le monde », a affirmé M. Hague à l’issue de la rencontre. Lors de la rencontre, ces pays africains ont accepté d’élaborer des patrouilles multinationales conjointes, et chaque pays fournira un bataillon et des conseillers militaires selon un cadre convenu. La Grande-Bretagne a également annoncé un ensemble de mesures de soutien destinées à aider le gouvernement nigérian à renforcer sa capacité à faire face à Boko Haram.

Cette série de mesures inclura une aide à la formation d’unités déployées dans le cadre d’opérations anti-insurrectionnelles contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ainsi qu’une assistance approfondie à la sécurité régionale et à la coopération en matière de renseignement.

« Cela sous-entend une expansion significative de la formation et de l’assistance tactique offerte par la Grande-Bretagne aux Forces armées nigérianes », a indiqué M. Hague. « Défaire Boko Haram sera un processus long et difficile. Mais les atrocités commises contre des communautés innocentes et vulnérables sont trop importantes pour être ignorées », a-t-il noté.

Le ministre des Affaires étrangères du Cameroun, Pierre Moukoko Mbonjo
africapresse.com)/n


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