Politique › Institutionnel

Le Cameroun célèbre ses 43 ans d’Etat unitaire

Boko Haram, qui menace la paix proverbiale des Camerounais, «est en train de s’agiter» a déclaré le chef d’Etat-major général des armées tchadiennes, présent mercredi à Yaoundé aux festivités

Les différentes composantes de l’armée camerounaise se sont parées de leurs plus beaux atours ce mercredi, 20 mai, pour la traditionnelle parade militaire annuelle, organisée à Yaoundé la capitale dans le cadre de la célébration de la fête nationale de l’Unité.

La parade a été présidée, comme de coutume, par le chef de l’Etat, chef des Armées, Paul Biya, en compagnie de la Première dame, de leurs invités spéciaux, des membres du gouvernement, des diplomates accrédités au Cameroun, entre autres.

Des troupes tchadiennes, saluées par de chaudes ovations, ont pris part au défilé sous le regard satisfait du chef d’état-major général des armées tchadiennes, Brahim Seïd Mahamat, «invité spécial» de Paul Biya. Des soldats tchadiens ont également battu le pavé à Maroua et Mora dans l’Extrême-Nord ce 20 mai, aux côtés de leurs frères d’armes camerounais qu’ils accompagnent dans la lutte contre les combattants de la secte nigériane Boko Haram depuis le 17 janvier 2015.

Sollicité pour donner des nouvelles du front par nos confrères de la télévision publique nationale à la fin du défilé militaire et civil, le chef d’état-major général des armées tchadiennes s’est voulu très optimiste. «Depuis le 17 janvier, Boko Haram est complétement affaibli. Il n’en reste pas grand-chose, ils sont en train de s’agiter, de faire le baroud d’honneur comme on dit dans notre jargon. Je dirais qu’ils sont très affaiblis grâce à l’action de nos forces, de celles du Cameroun et d’autres armées», a déclaré le général Brahim Seïd Mahamat.

Stabilité au Cameroun et en Afrique centrale
Le Cameroun a essuyé environ 130 attaques de Boko Haram depuis le 17 mai 2014, date d’entrée en guerre du Cameroun contre ce groupe d’essence nigérian, d’après des données officielles.

Avec le meeting aérien organisé hier à la Base aérienne de Yaoundé à bord des différents aéronefs acquis par les forces de défense, et le défilé militaire déroulé le 20 mai à Yaoundé, le Cameroun a voulu magnifier le «professionnalisme» de son armée, a expliqué le chef de de division de la communication au ministère de la Défense, le colonel Didier Badjeck.

Les troupes, qui ont défilé au boulevard du 20 mai pendant une heure et trente minutes (10h-11h30), ont été dirigées pour cette édition par le général de division Esaïe Ngambou, commandant de l’Ecole supérieure internationale de Guerre de Yaoundé. Ce dernier s’est présenté comme un «chef de défilé comblé» sur la CRTV, à la fin du défilé, après la parade civile achevée à 13h30min.

La 43ème édition de la fête nationale de l’Unité a été célébrée cette année sous le thème: «Forces de défense en synergie avec les forces vices de la Nation, pour relever les défis sécuritaires et préserver la paix au Cameroun et en Afrique centrale».

Un thème qui prend tout son sens par rapport aux menaces sécuritaires à l’Extrême-Nord et à l’Est, marquées par les incursions de Boko Haram et celles de certains assaillants venus de République centrafricaine. Le Cameroun, qui accueille des réfugiés nigérians, centrafricains et même tchadiens sur son territoire, pourrait bien célébrer une «unité régionale» au-delà de l’unité nationale qui lui est chère.

La parade civile au Boulevard du 20 mai, mercredi 20 mai 2015
PRC)/n


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