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Le Cameroun enregistre une perspective de croissance de 4,8% en 2016

L’information provient du rapport 2016 du FMI présenté mardi à Yaoundé. Le document indique par ailleurs que l’Afrique subsaharienne connait son plus bas taux de croissance cette année

Mardi 25 octobre, Yaoundé, la capitale camerounaise, a abrité la cérémonie solennelle de présentation du rapport 2016 du Fonds monétaire international (FMI) sous la modération du ministre des Finances (Minfi) Alamine Ousmane Mey.

Intitulé : « Une croissance à plusieurs vitesses », ledit rapport – qui s’intéresse aux perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne – révèle que « le taux de croissance économique de la région devrait descendre cette année à son plus bas niveau jamais atteint « depuis vingt ans ».

« Ce taux ne devrait atteindre que 1,4% en 2016 », regrette Céline Allard, chef de la division des études régionales au département Afrique du FMI. Ce « rythme est inférieur à celui de la croissance démographique et marque une nette rupture par rapport aux taux de croissance élevés de ces dernières années », précise-t-elle.

Selon le FMI, deux principaux facteurs sont à l’origine de cette situation. En premier, la détérioration de l’environnement extérieur, notamment le cours des produits de base qui sont au plus bas et les conditions financières qui se sont sensiblement durcies. Et en second, la réaction lente et inadéquate des autorités de la plupart des pays touchés par ces chocs externes. Toutefois, d’autres Etats ont fait preuve de résilience, d’où la croissance à plusieurs vitesses. Ainsi, les pays peu tributaires des exportations des produits de base continuent d’enregistrer de bons résultats. C’est le cas de la Côte d’Ivoire, de l’Ethiopie, du Sénégal et de la Tanzanie qui continuent d’enregistrer des taux de croissance supérieurs à 6%.

En face, les pays exportateurs de produits de base dont le pétrole continuent de faire face à des conditions difficiles. Il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, du Nigéria ou de l’Angola.

Un pays qui se situe entre les deux extrémités, c’est bien le Cameroun qui, grâce à la diversité de son économie, obtient une perspective de croissance de 4,8% en 2016, renseigne le FMI. Mais pour 2017, l’institution de Breton Woods entrevoit une baisse de la croissance nationale à 4,2%, à moins que les pouvoirs publics n’optimisent les réformes fiscales tout en améliorant le climat des affaires. Autrement, la croissance du Cameroun sera en déphasage avec celle de la région qui, globalement, devrait passer de 1,4% en 2016 à 3% en 2017.


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