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Le Cameroun et la Guinée équatoriale veulent apaiser les tensions à leur frontière

Les ministres de la Défense deux  pays se rencontrent pendant deux jours à Yaoundé pour définir les modalités de coopération sécuritaire à la frontière.

Il n’y aura pas de mur de séparation entre les officiels équato-guinéen et camerounais ce lundi 29 juin à Yaoundé.

Comme l’indique un communiqué signé ce 28 juin par le ministre de la défense du Cameroun, une rencontre de concertation se tient du 29 au 30 juin entre les ministres de la Défense des deux pays, ainsi qu’avec les états-majors des armées des deux pays.

« Cette importante rencontre bilatérale portera essentiellement sur les modalités de collaboration et d’actions sécuritaires communes à la frontière entre les deux pays », informe Joseph Beti Assomo, ministre de la Défense du Cameroun.

Cette rencontre se tient dans un contexte tendu à la frontière entre les deux pays depuis que la Guinée équatoriale a décidé de construire un mur de séparation à sa frontière avec le Cameroun.

Une information révélée dès 2019 par des médias et démentie par des officiels équato-guinéen. Fin juillet, le chef d’état-major de l’armée camerounaise,  le général René Claude Meka, s’est rendu sur place afin de « constater l’empiétement de la frontière » et d’observer « les velléités expansionnistes du voisin équato-guinéen ».

Plus tard, un autre général va mettre en garde contre « toute intrusion illicite » à la frontière. « Mous avons constaté que des militaires équato-guinéens ont traversé la rivière (qui matérialise la frontière naturelle) et ont posé des jalons du côté camerounais », avait-il dénoncé.

La Guinée équatoriale estime que le Cameroun laisse de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest transiter par son territoire pour se retrouver illégalement sur son territoire, selon des sources concordantes.

Malabo surveille particulièrement cette frontière où une trentaine d’hommes armés avaient été arrêtés et accusés d’avoir tenté un coup d’Etat contre le régime de Malabo fin décembre 2017.

La Guinée équatoriale avait alors abandonné l’accord de libre circulation en Afrique centrale qui venait d’être ratifié.


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