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Le Cameroun vigilant face aux cas de fièvre Ebola recensés au Nigéria voisin

Le gouvernement assure avoir renforcé la surveillance au niveau des postes de santé aux frontières, dans les aéroports et les ports

Voisin du Nigeria où deux décès ont été comptabilisés cette semaine, le Cameroun apparaît pour l’heure épargné par l’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest où l’on dénombrait mercredi 932 morts depuis mars, « aucun cas suspect » n’ayant été enregistré, selon le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, dans une déclaration à la presse vendredi à Yaoundé.

« En ce qui concerne notre pays, à ce jour, aucun cas suspect n’a été déclaré au Cameroun », a déclaré le ministre camerounais dans un pays déjà touché par d’autres épidémies pour des maladies telles le choléra et la poliomyélite et où les habitudes alimentaires sont très marquées par la consommation du gibier dont certaines espèces comme les singes sont pointées d’être les vecteurs de transmission.

Le Cameroun n’est pou autant pas à l’abri de la menace, surtout qu’il partage une longue de frontière terrestre de plus de 2.000 km avec son voisin nigérian, une frontière d’ailleurs réputée poreuse. Aussi le ministre de la Santé publique a-t-il annoncé un plan de riposte élaboré avec l’appui de partenaires internationaux, au rang desquels l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« La surveillance est renforcée dans tous les districts de santé frontaliers, notamment au niveau des postes de santé aux frontières, dans les aéroports et les ports. Cette surveillance s’inscrit dans un réseau de partenariat et d’échanges multiformes rassemblant non seulement les pays en épidémie, mais aussi tous les autres pays africains particulièrement exposés », a-t-il souligné par ailleurs.

Il a fait part de la mise à disposition par la République démocratique du Congo (RDC) de deux kits Ebola comprenant une centaine de tenues de protection pour le personnel médical. « D’autres partenaires à l’instar de l’OMS, USAID et GVC se sont déjà engagés à renforcer ces acquisitions d’équipements de prise en charge des patients et de protection du personnel médical », a-t-il encore renseigné.

En plus du renforcement des capacités de responsables sanitaires régionaux par des experts internationaux lors d’un atelier mardi et mercredi à Douala, la métropole économique, des unités de prise en charge et d’isolement des cas ont été aussi identifiées dans quelques hôpitaux : l’Hôpital central de Yaoundé, l’Hôpital Laquintinie, les hôpitaux régionaux de Bamenda (Nord-Ouest), Bertoua (Est), Garoua (Nord), Maroua (Extrême-Nord), Limbe (Sud-Ouest) et Ngaounféré (Adamaoua).

Classée « urgence de santé publique de portée mondiale » par l’OMS, la maladie à virus Ebola se caractérise par une fièvre d’apparition brutale, d’une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et d’une irritation de la gorge. Ce symptômes sont de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée et, dans certains, d’hémorragies internes et externes.

Cette maladie se propage par transmission, précise-t-on encore, dans les communautés par transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou de contacts indirects par l’intermédiaire d’environnements contaminés par ce type de liquides.

Aucun vaccin ne permet de la soigner, d’où sa rapide propagation. Le ministre camerounais de la Santé publique a par conséquent invité la population à la vigilance et surtout au respect des règles élémentaires d’hygiène pour éviter une quelconque contamination.

La République démocratique du Congo a offert au Cameroun deux kits Ebola comprenant une centaine de tenues de protection pour le personnel médical
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